Le parti au pouvoir en Islande limite les dégâts

Bjarni Benediktsson, Premier ministre sortant de l'Islande. ©AFP

Le Parti de l'Indépendance (conservateurs) du Premier ministre sortant Bjarni Benediktsson est crédité de 24,8% aux élections législatives qui se sont tenues samedi en Islande.

Affaibli par les affaires, le Premier ministre islandais a limité la casse aux législatives anticipées de samedi, mais la dispersion des voix et une poussée relative à gauche menacent son maintien au pouvoir, selon des résultats encore partiels.

Vers 04h00 locales (5h00 en Belgique), sur base du comptage de près de 125.000 bulletins de vote (électorat: 248.502), le Parti de l'indépendance du Premier ministre sortant Bjarni Benediktsson est crédité de 24,8% des voix exprimées, pour l'ensemble du territoire.

Les conservateurs arrivent donc largement en tête, mais perdent du terrain avec plus de 4 points de pourcentage de moins qu'aux élections de l'an dernier. Ils perdraient ainsi 5 sièges par rapport à leur présence actuelle au Parlement monocaméral, l'Althingi.

Le gouvernement sortant, de droite, formé par une coalition du Parti de l'Indépendance avec les formations Renaissance et Avenir Radieux, perdrait, sur base des résultats partiels de 4h00, sa majorité dans l'assemblée, et largement: si les choses restent en l'état, le Parti de l'indépendance récolterait 16 sièges (-5 par rapport à 2016), Renaissance 4 (-3) et Avenir Radieux n'en décrocherait aucun (-4).

Je me félicite que nous soyons en tête, mais les choses sont très compliquées.
Bjarni Benediktsson
Premier ministre islandais

Le Mouvement Gauche-Verts de Katrin Jakobsdottir obtiendrait quant à lui 11 élus, dans l'assemblée de 63 sièges, talonnant la formation de Bjarni Benediktsson. "Je me félicite que nous soyons en tête, mais les choses sont très compliquées", a admis ce dernier auprès de l'AFP durant la nuit. "Je suis optimiste quant à notre capacité à former un gouvernement", a-t-il cependant ajouté.

Huit partis pour une coalition?

En tant que dirigeant du premier parti du pays, M. Benediktsson devrait recevoir mandat du président pour tenter de former une majorité. S'il échouait, Katrin Jakobsdottir prendrait alors la main. Une hypothèse nullement farfelue tellement les partenaires traditionnels ou potentiels (Parti du progrès, libéraux de Renaissance) des conservateurs marquent le pas en termes de nombres de sièges.

Le Centre, créé il y a à peine quelques semaines, recueillerait lui six mandats, mais le CV de son dirigeant, l'ancien Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, démissionné en 2016 après avoir été cité dans les Panama Papers, hypothèque sa participation à un quelconque cabinet.

A gauche, Mme Jakobsdottir pourrait inviter à la table des discussions Sociaux-démocrates et Pirates (contestataires). Mais ils ne totaliseraient ensemble que 25 mandats, trop peu pour atteindre la majorité de 32 sièges. En l'état actuel des choses, 8 partis seraient appelés à siéger, un record.

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