Les "matchs" à suivre dans ces législatives françaises

©EPA

Plus de 47 millions d'électeurs sont appelés à voter pour ce scrutin où le niveau d'abstention - qui avait atteint 51,3% au premier tour, un record - sera observé de près. Voici les principaux matchs à suivre.

Les Français ont commencé à voter dimanche lors du second tour des législatives, un scrutin qui devrait offrir une écrasante majorité de députés au président Emmanuel Macron et toute latitude à ce dernier pour lancer ses réformes face à une opposition laminée.

Vague ou raz-de-marée? Voici les principaux matchs à suivre.

Ils sont en ballottage favorable.

- Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie a quasiment gagné son pari dans la première circonscription de l’Eure puisqu’il y a réalisé son meilleur score dimanche dernier avec 44,46% des voix, largement devant le FN (22,09%). Un beau succès en perspective pour ce transfuge des Républicains, mis au ban par sa famille et sèchement battu aux primaires de la droite.

- Mounir Mahjoubi. Le benjamin du gouvernement peut respirer. Avec 38,08% des voix, il n’a fait qu’une bouchée du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis (8,6%), et devance largement la candidate insoumise Sarah Legrain (20,84%) dans la seizième circonscription de Paris (nord-est).

Manuel Valls a pris l’avantage dans sa circonscription de l’Essonne.

- Manuel Valls. L’ancien Premier ministre a l’avantage dans la 1ère circonscription de l’Essonne, incluant sa ville d’Evry, où il a été maire durant onze ans. Arrivé en tête avec 25,45% des voix, il doit affronter au second tour la candidate de La France insoumise qui le talonne avec 17,61% de voix au premier tour.

Ils sont au coude à coude.

- Marie Sara. Dans la deuxième circonscription du Gard, l’ex-torera macroniste a recueilli 32,16% des voix contre 32,27% pour le frontiste Gilbert Collard, ce qui représente un écart de 48 voix. Si peu qu’avec les reports de voix des modérés, elle devrait l’emporter sans mal.

- Eric Ciotti. Avec 35% des voix dimanche dernier, le député LR sortant est talonné par une marcheuse de 31 ans, Caroline Reverso-Meinietti (32,5%), dans la première circonscription des Alpes-Maritimes. Si les électeurs du FN, arrivé en troisième place, s’abstiennent en nombre, la jeune femme pourrait remporter la mise grâce aux mélenchonistes (10,5%), aux socialistes (3%) et aux écologistes (3%).

©AFP

- Florian Philippot. Avec 23,79% des voix, il passe d’un cheveu devant le candidat de La République en marche, Christophe Arend (22,01%). Mais le second tour s’annonce compliqué pour le numéro 2 du Front national, fragilisé en interne.

Ils sont en ballottage défavorable.

- Nathalie Kosciusko-Morizet. Avec 18,13% des voix dans la deuxième circonscription de Paris (Ve), NKM est en grande difficulté face à son adversaire macroniste Gilles Le Gendre, loin devant avec 41,81%. Après une campagne difficile interrompue par une agression jeudi matin, elle pourrait aussi perdre son mandat de présidente du groupe LR au Conseil de Paris.

- Annick Girardin. Coup dur en vue pour la ministre des Outre-mer, membre du parti radical de gauche. A égalité parfaite avec son adversaire Stéphane Lenormand, représentant du mouvement local "Archipel Demain" avec 41,6% des voix, elle risque de pâtir de l’abstention élevée à Saint-Pierre et Miquelon et perdre du même coup son poste ministériel.

- Nicolas Dupont-Aignan. D’habitude réélu dans un fauteuil, le député sortant de la huitième circonscription de l’Essonne pourrait ne pas bénéficier d’un cinquième mandat. Devancé de cinq points par le marcheur Antoine Pavamani (35,8%), il pourrait payer dimanche son partenariat éphémère avec le FN pendant la présidentielle.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés