Les sociaux-démocrates danois remportent les législatives

Si elle devait devenir à 41 ans la plus jeune Première ministre danoise, Mette Frederiksen est loin d'être novice en politique... ©REUTERS

Le centre gauche, emmené par le parti social-démocrate, sera majoritaire au parlement danois. Mais, Mette Frederiksen, future Première ministre, compte former un gouvernement minoritaire.

Le Danemark a choisi l'alternance: les sociaux-démocrates ont remporté les élections législatives, emmenés par Mette Frederiksen, 41 ans. Députée à 24 ans, en 2001, celle-ci a été ministre de l'Emploi puis de la Justice avant de prendre la tête de la plus grande formation du Danemark en 2015. Elle est la probable future Première ministre.

  • Adossés à une conjoncture économique favorable, les sociaux-démocrates veulent mettre fin aux coupes budgétaires dans la santé et l'éducation.
  • Cette défense de l'Etat-providence va de pair avec la poursuite d'une politique restrictive à l'égard des résidents d'origine étrangère, qui représentent 10% de la population.

Donnés favoris du scrutin, les sociaux-démocrates enregistrent un léger repli par rapport à 2015, mais sortent toujours en tête avec 25,9% des suffrages, selon des résultats quasi définitifs. Ils bénéficient en outre de la progression d'autres partis de gauche, qui offre au "bloc rouge" une majorité absolue de 91 sièges sur 179, contre 79 ou 80 pour les partis de droite, selon les projections. Ces résultats signent une victoire d'autant plus nette pour la gauche que la participation a été très élevée, à près de 85% des électeurs.

Quelle coalition?

Mette Frederiksen compte former un gouvernement minoritaire, une habitude au Danemark où le système est proportionnel. Elle s'appuierait sur la gauche, par exemple sur l'éducation, ou la droite, notamment sur la politique migratoire. Les sociaux-démocrates vont donc devoir forger des alliances au cas par cas. Le morcellement du paysage politique pourrait toutefois les contraindre à nouer des alliances plus pérennes pour assurer la stabilité de l'exécutif et les tractations pourraient durer plusieurs semaines.

"Nous avons fait une bonne élection mais il y a une alternance", a reconnu le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen, qui avait vanté au cours de la campagne son bilan économique (croissance robuste, finances publiques saines, quasi plein-emploi). Il compte en tirer les conséquences immédiatement, mais a indiqué que les libéraux chercheraient une alternative de gouvernement avec d'autres partis au centre, y compris de gauche, si Mette Frederiksen échouait à former le sien.

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