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Londres oscille entre rumeurs d'élections anticipées et appels au référendum

Le parti travailliste (Labour) se dit prêt à défendre un référendum sur l’accord de sortie. ©REUTERS

Alors que des sources au sein du gouvernement de Theresa May évoquent la convocation d’élections anticipées en novembre, le parti travailliste estime que la Première ministre n’aura pas de majorité au Parlement pour voter l’accord du Brexit. S’il n’obtient pas d’élections anticipées, il demande un nouveau référendum.

Theresa May va-t-elle convoquer des élections anticipées en novembre pour entrer dans la dernière ligne droite des négociations sur le Brexit? La rumeur est véhiculée par le Sunday Times qui cite des sources internes au 10, Downing Street. Il s’agirait pour la Première ministre de consolider son assise alors que son plan sur l’avenir des relations avec les Vingt-Sept est malmené tant à domicile que depuis le continent. Les voix officielles démentent l’hypothèse (comme elles l’avaient fait avant les élections anticipées de l’an dernier).

"(…) le Labour doit soutenir toutes les options qui restent sur la table, y compris faire campagne pour un référendum."
John McDonnell
Porte-Parole du Labour

Reste ce constat, dressé vendredi par Theresa May elle-même: "Nous sommes dans une impasse." Elle s’exprimait au lendemain du sommet informel de Salzbourg, résumé par la presse britannique comme une humiliation pour la Première ministre. Le président du conseil européen, Donald Tusk, avait rejeté sans prendre de gants le Livre blanc de Chequers dans lequel elle exposait, en juillet, sa vision des futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union: "Le cadre suggéré (…) ne fonctionnera pas". Le plan de May doit aussi faire face à la fronde au sein de son propre parti: 80 députés tories y sont ouvertement hostiles. Les partisans d’une rupture plus nette avec l’Union, menés par l’ex-ministre en charge du Brexit David Davis, viennent d’ailleurs de publier un plan alternatif.

Pendant ce temps, le parti travailliste fourbit ses armes. "Si nous ne pouvons pas obtenir d’élections législatives, le Labour doit soutenir toutes les options qui restent sur la table, y compris faire campagne pour un référendum", a indiqué le porte-parole du parti pour les questions financières John McDonnell au congrès annuel du parti. Le parti est prêt à défendre un référendum sur le contenu de l’accord qui aura été conclu avec les Vingt-Sept, qui n’a selon lui aucune chance d’être validé par le Parlement de Westminster, vu la faiblesse de la majorité et le refus de transiger de l’opposition.

Fraude
L’UE réclame 2,7 milliards à Londres

La Commission européenne a donné deux mois à Londres pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane qui auraient dû être prélevés sur des importations versées au budget commun de l’Union. Si le gouvernement britannique n’agit pas, l’exécutif européen "pourrait saisir la Cour de justice", a-t-il fait savoir.

Cette décision, qui intervient suite à un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), pourrait contribuer à exacerber les tensions entre Londres et Bruxelles dans la dernière ligne droite des négociations sur le Brexit. Selon l’Olaf, des montants de droits de douane sur des produits chinois importés dans l’Union ont été éludés à leur entrée au Royaume-Uni entre 2013 et 2016.

Cette affaire n’a pas de lien direct avec le Brexit, mais elle est d’autant plus délicate que le Royaume-Uni plaide pour un "accord douanier simplifié" avec le continent, en vertu duquel les autorités britanniques collecteraient les droits de douane des biens à destination de l’Union qui transitent sur son territoire.

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