Olaf Scholz candidat du SPD à la chancellerie

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Le ministre des Finances sera le candidat des sociaux-démocrates aux élections de 2021, avec l'espoir de succéder à Angela Merkel.

Le SPD a choisi le ministre des Finances, Olaf Scholz, comme tête de liste aux prochaines élections, prévues à l’automne 2021. "Maintenant c’est officiel. La direction du parti m’a désigné à l’unanimité candidat à la chancellerie", s’est réjoui l’ancien maire de Hambourg sur Twitter.

Le vice-chancelier avait essuyé l’an passé une cuisante défaite en interne, lorsque les sociaux-démocrates réunis en congrès lui avaient préféré le couple Norbert Walter-Borjans/Saskia Esken, pourtant moins connus, pour diriger le plus vieux parti d’Allemagne. Tous deux défendaient une ligne clairement à gauche, tandis que Scholz incarnait l’aile droite de la social- démocratie. Premier à le féliciter, l’ancien chancelier Gerhard Schröder -auteur d’une série de réformes d’inspiration libérale qui ont durablement brouillé l’image du parti - a estimé que "la nomination d’Olaf Scholz est une bonne décision au bon moment".

La tâche sera ardue pour le ministre d’Angela Merkel. Apprécié de la chancelière, Scholz a toujours défendu l’alliance avec la CDU, issue du scrutin de 2017. Il avait notamment  réussi à rassurer les chrétiens- démocrates en se présentant en chantre de l’orthodoxie budgétaire à l’image de son prédécesseur, Wolfgang Schäuble.

Bond en popularité

Mais l’image d’Olaf Scholz a évolué avec la crise du coronavirus. Longtemps critiqué par l’aile gauche du SPD pour sa ligne de strict équilibre budgétaire, Olaf Scholz est devenu au cours des derniers mois l’un des principaux adeptes des plans de sauvetage et de relance, tant en Allemagne qu’au niveau européen. Cette volte-face a dopé la popularité du ministre, qui se trouve désormais en troisième position du classement des personnalités politiques, derrière Angela Merkel et le ministre de la Santé Jens Spahn, apprécié pour sa gestion du volet sanitaire de la crise. 

15%
Le SPD ne dispose actuellement que de 15% des intentions de vote.

Le SPD, qui n’a plus emporté d’élections nationales depuis 2002, a bien besoin de cette nouvelle popularité de son poulain. Le parti n’est pour l’heure crédité que de 15% des intentions de vote, derrière la CDU (38%) et les Verts (18%). Mais ni les chrétiens-démocrates ni les écologistes n’ont encore choisi leur candidat pour succéder à Angela Merkel, qui a annoncé vouloir quitter la politique à l’issue de son quatrième mandat. La CDU doit choisir son candidat lors d’un congrès en décembre. Les sociaux-démocrates espèrent combler une partie de leur retard dans les sondages en démarrant plus tôt leur campagne.

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