Pas de troisième plan pour la Grèce

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La Grèce a déjà obtenu deux plans d'aide internationale de 240 milliards d'euros au total mais l'Irlande a dit la semaine dernière que le pays devrait négocier un troisième plan d'aide. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a démenti vendredi que son pays aurait à demander un troisième plan d'aide internationale.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a démenti vendredi que son pays aurait à demander un troisième plan d'aide internationale à la fin de la prolongation de quatre mois du programme en cours.

Dans un discours télévisé au conseil des ministres, il a également déclaré que le gouvernement grec avait demandé une réduction de la dette du pays, bien que ses créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) insistent sur la nécessité pour la Grèce de respecter la totalité de ses engagements.

"Certains ont parié sur un troisième plan d'aide, sur la possibilité d'un troisième plan d'aide en juin. Je suis tout à fait désolé mais encore une fois nous allons les décevoir. Qu'ils oublient toute idée d'un troisième plan d'aide. Le peuple grec a mis fin aux plans d'aide avec son vote", a déclaré Alexis Tsipras, dont le parti de la gauche radicale Syriza a remporté les élections législatives anticipées il y a un mois, notamment sur la promesse de mettre fin aux politiques d'austérité et de réformes imposées par les créanciers du pays.

La Grèce a déjà obtenu deux plans d'aide internationale de 240 milliards d'euros au total mais l'Irlande a dit la semaine dernière que le pays devrait négocier un troisième plan d'aide.

Athènes a dû revenir sur plusieurs de ses engagements de campagne pour parvenir à un accord avec ses partenaires de la zone euro prolongeant de quatre mois le plan de renflouement financier du pays qu'Alexis Tsipras s'était engagé à rejeter.

Ce plan d'aide devait arriver à expiration samedi mais Athènes n'a toujours pas accès aux marchés financiers et les recettes fiscales du pays ont été inférieures aux objectifs.

Pendant que le Premier ministre s'exprimait devant ses ministres dans le bâtiment du Parlement à Athènes, des milliers de sympathisants communistes protestaient devant l'immeuble pour dénoncer l'accord conclu à Bruxelles avec les ministres des Finances de la zone euro la semaine dernière.

Syriza au zénith

Près d'un Grec sur deux soutiendrait le parti de la gauche radicale Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras si des élections étaient organisées cette semaine, montre par ailleurs un sondage Metron Analysis à publier samedi.

Quelque 47,6% des personnes ayant répondu à l'enquête ont déclaré qu'ils voteraient pour Syriza, un niveau bien supérieur aux 36,3% recueillis le mois dernier aux élections législatives.

Au contraire, le soutien au parti de la Nouvelle démocratie du Premier ministre sortant Antonis Samaras chute à 20,7% des intentions de vote alors que 27,8% des électeurs avaient voté pour lui le 25 janvier.

Plus des deux tiers des Grecs se disent satisfaits de la manière dont le gouvernement négocie avec les partenaires européens de la Grèce et 76% ont une opinion positive de l'action gouvernementale, selon l'étude d'opinon à paraître dans le journal Parapolitika.

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