Puigdemont, candidat aux élections européennes

©Wouter Van Vooren

L'ancien dirigeant catalan résidant désormais en Belgique, Carles Puigdemont, conduira la liste de l'Alliance libre européenne aux prochaines élections européennes.

L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui avait mené une tentative de faire sécession de l'Espagne en 2017, a été choisi pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan pour les élections européennes de fin mai.

Il dirigera la liste de l'Alliance libre européenne, qui regroupe 45 formations régionalistes et indépendantistes, dont le parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC).

"Nous croyons que le meilleur moyen de continuer à internationaliser le conflit et pour que l'Europe comprenne ce qui ce passe en Catalogne ... est que cette candidature soit conduite par Carles Puigdemont", a déclaré sur Twitter Elsa Artadi, députée du parti indépendantiste Junts per Catalunya (JxCat) au parlement régional catalan.

"Il est temps de prendre une nouvelle initiative pour internationaliser le droit à l'autodétermination de la Catalogne du coeur de l'Europe au monde entier", a tweeté Puigdemont après l'annonce de sa nomination comme tête de liste.

Chef de file des indépendantistes

Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017, Puigdemont a quitté l'Espagne pour échapper à des poursuites judiciaires et vit actuellement en Belgique. Visé par un mandat d'arrêt pour rébellion, il serait immédiatement interpellé s'il retournait en Espagne.

Après avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connue depuis la fin du franquisme.

Principal accusé au procès de douze dirigeants séparatistes catalans, l'ancien vice-président indépendantiste Oriol Junqueras a été désigné le 7 mars chef de file des partis régionalistes européens pour les élections européennes.

Junqueras risque une peine de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable de rébellion et de détournement de fonds publics pour avoir été l'un des organisateurs du référendum d'autodétermination en dépit de son interdiction par la justice.

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