Qui piste Carles Puigdemont?

©AFP

Le président catalan déchu, Carles Puigdemont, a porté plainte auprès de la police de Waterloo après avoir trouvé une balise de traçage sur son véhicule.

L'ex-président catalan, actuellement détenu en Allemagne, est-il pisté? Carles Puigdemont a, il y a deux semaines, porté plainte en Belgique après la découverte d'une balise de traçage sous son véhicule.

Les conseillers de l'indépendantiste catalan, actuellement détenu en Allemagne, ont averti la police locale de Waterloo, où il occupe une villa depuis le mois de février. Une plainte a été déposée pour violation de la vie privée.

L'enquête devra tenter de déterminer qui est à l'origine de cette puce. Une carte de téléphone aurait par ailleurs été retrouvée à l'intérieur de la balise, précisent les médias.

La zone de police locale de Waterloo et le parquet n'ont pas souhaité commenter le dossier.

"N'extradez pas Carles Puigdemont"

Les avocats de Puigdemont appellent par ailleurs les autorités allemandes à ne pas extrader leur client en Espagne. Dans une lettre, Me Wolfgang Schomburg et Sören Schomburg demandent au gouvernement de "faire usage de la possibilité expressément prévue par la loi pour l'extradition de Carles Puigdemont" et de ne pas l'autoriser. 

Ils avancent que les plaintes à l'égard de leur client sont infondées et que la "demande d'extradition est inacceptable". "Les fondements politiques de la poursuite pénale sont clairs. Nous sommes donc confiants que la justice allemande empêchera l'extradition de Carles Puigdemont et lui rendra sa liberté sans délai."

L'incertitude en Catalogne

Et alors que Carles Puigdemont est détenu en Allemagne, la Catalogne se cherche toujours un président. Mercredi, les députés séparatistes, majoritaires au parlement catalan, ont voté une résolution exigeant symboliquement de pouvoir élire Puigdemont. La justice espagnole reste sur sa position: en exil à l'étranger pour échapper aux poursuites, l'ex-président ne peut se faire élire à distance.

Les partis ont jusqu'au 22 mai pour investir un président, faute de quoi le parlement sera dissous et de nouvelles élections seront convoquées, les troisièmes en trois ans. Les partisans de Carles Puigdemont évoquent cette éventualité de plus en plus ouvertement. "Leur jeu, c'est: d'une part, en finir avec les pragmatiques, et d'autre part, atteindre enfin les 50% des voix dont ils rêvent," croit le politologue Oriol Bartomeus, de l'Université autonome de Barcelone.

Mais un retour aux urnes pourrait ne rien régler: depuis la montée de l'indépendantisme, la Catalogne reste, de scrutin en scrutin, divisée à parts quasi égales entre séparatistes et partisans de l'unité de l'Espagne.

 

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content