Rajoy met la pression sur les indépendantistes catalans

©AFP

Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a fixé au vendredi 17 janvier la séance inaugurale du Parlement de Catalogne.

"Il est absurde de prétendre être président d'une région en vivant à l'étranger et plus absurde encore de prétendre exercer ces fonctions depuis l'étranger." Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol, ne semble guère s'adoucir face au président déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont.

A Barcelone, une semaine après que les partis indépendantistes aient renouvelé leur majorité au Parlement régional, les différents partis peinent toutefois à s'accorder sur une gouvernance commune.

 Junt per Catalunya, la liste de Puigdemont a reçu le plus de voix parmi les partis indépendantistes aux élections du 21 décembre. Ses partisans étudient la possibilité qu'il présente à distance sa candidature comme chef de l'exécutif régional. 
 Le parti indépendantiste rival, Gauche républicaine de Catalogne (ERC), l'exhorte en revanche à revenir en Espagne. Or ce retour signifierait son arrestation et son incarcération comme c'est le cas pour leur chef, Oriol Junqueras. 
Les deux hommes, ainsi qu'une vingtaine de dirigeants séparatistes, sont inculpés pour "rébellion" et "sédition" pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne dont le Parlement a proclamé l'indépendance le 27 octobre. 

Rajoy met donc la pression sur les séparatistes en fixant au vendredi 17 janvier la séance inaugurale du Parlement de Catalogne. Ce sera la première étape vers la levée de la tutelle imposée à la région par Madrid après la proclamation unilatérale d'indépendance du 27 octobre dernier. 

Mais plus que tout, cette séance lance le compte à rebours. A partir de cette séance, les candidats à la présidence auront dix jours pour obtenir un vote de confiance et donc se faire élire. Des semaines de négociations seront nécessaires avant de voir émerger un nouvel exécutif.

"Je souhaite que nous puissions être en mesure d'avoir le plus tôt possible un gouvernement catalan ouvert au dialogue et capable de s'adresser à tous les Catalans, et non à la moitié d'entre eux", déclare-t-il à l'occasion de ses traditionnels voeux de fin d'année. "La seule ombre qui plane sur notre économie est l'instabilité engendrée par la situation politique en Catalogne."

Cette accélération de la procédure vise aussi à pousser son allié, Ines Arrimadas, leader du parti libéral unioniste Ciudadanos, vainqueur des élections régionales.

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