Sarkozy est pour une primaire à droite pour 2017

Nicolas Sarkozy, en plein meeting jeudi soir. ©REUTERS

Nicolas Sarkozy s'est dit jeudi soir favorable à l'organisation d'une primaire à droite pour l'élection présidentielle de 2017 lors de son premier meeting depuis l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP.

Devant 2.000 personnes réunies dans un gymnase de Lambersart, près de Lille, et autant à l'extérieur, l'ancien chef de l'Etat français, qui a annoncé la semaine dernière sa volonté de briguer
la présidence de l'UMP en novembre, est apparu tel qu'en 2012.

Il a d'emblée clarifié sa position sur la primaire présidentielle de 2016 que ses rivaux à droite, les anciens Premiers ministre Alain Juppé et François Fillon, le soupçonnaient de vouloir escamoter.
"Il y aura des primaires, qui pourrait de bonne foi douter qu'il en fût autrement ?", a-t-il dit, levant l'ambiguïté qu'il avait jusqu'ici savamment entretenue.

S'il est élu à la tête de l'UMP, a-t-il ajouté, il s'efforcera de "mettre fin aux querelles, au disputes dérisoires qui ont ridiculisé notre famille politique ces deux dernières années" grâce à un "grand rassemblement".

Il a ébauché les grandes lignes de son programme pour redresser l'économie et restaurer le crédit du politique.

"Le nombre de fonctionnaires devra être réduit et il nous faudra sans doute accepter pour l'Etat comme pour les collectivités territoriales que les recrutements dans la fonction publique ne soient pas tous soumis à la règle du statut à vie car ce n'est plus adapté aux exigences du monde moderne", a-t-il expliqué à une salle acquise à sa cause.

Pour Nicolas Sarkozy, un chômeur ne pourra plus percevoir d'allocations s'il refuse un travail et l'octroi du RSA devra être conditionné à "l'exercice d'une activité au service de la communauté", un emprunt aux thèses de Laurent Wauquiez.

Il s'est en revanche montré prudent sur le mariage homosexuel, une réforme de la gauche qu'une partie de son électorat veut abroger, promettant un débat.

S'il n'est pas officiellement candidat à la présidentielle de 2017 et s'il dément tout "esprit de revanche", il a lancé des flèches acérées en direction de François Hollande.
"On s'attendait au pire, au moins de ce point de vue nous n'avons pas été déçus", a-t-il dit.

Il a dénoncé "l'alliance autant objective que scandaleuse entre le PS et le Front national" de Marine Le Pen qui, selon lui, porte la responsabilité de sa défaite en 2012 parce qu'elle a refusé d'appeler à voter pour lui.

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