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Theresa May humiliée au sommet européen

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La Première ministre britannique Theresa May est apparue livide ce vendredi à son arrivée au sommet européen. La veille, lors des discussions sur le Brexit, elle fut des plus confuses, selon plusieurs sources. En retour, elle n'a pas été épargnée par ses homologues européens. Un "Brexit dur" semble de plus en plus probable.

Les langues se déliaient ce vendredi matin à propos des échanges tenus la veille, lors du sommet européen, entre Theresa May et les 27 autres chefs d'Etat ou de gouvernement européens. La rencontre a mal tourné. Selon plusieurs sources, les propos de May furent "surréalistes". Les dirigeants européens ont été plus durs que prévu avec le Royaume-Uni.

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"Lors de sa prise de parole, Theresa May semblait en mal d'expliquer ce qu'elle voulait réellement", dit une source diplomatique ayant assisté à la rencontre.

"Nous avions du mal à suivre ses propos, ça partait dans tous les sens", raconte un autre participant.

Au cours des débats, la chancelière allemande Angela Merkel lui a demandé de clarifier ses propos, ce que la dirigeante britannique aurait eu du mal à faire.

L'UE réitère ses lignes rouges

Après que Theresa May, le visage fermé, a quitté le Conseil européen, les Vingt-Sept ont parlé entre eux du Brexit lors d'un dîner.

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Après trois heures de discussions, ils ont adopté un texte concédant quelques maigres assurances à Theresa May sur la frontière irlandaise (filet de sécurité) pour qu'elle puisse affronter son parlement des plus hostiles à l'accord sur le Brexit. Mais au final, les dirigeants ont surtout réitéré fermement leurs lignes rouges: l'accord du Brexit ne sera par rouvert. 

"Il n'y aura pas de renégociation du Brexit", a martelé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. "Nos amis britanniques doivent nous dire ce qu'ils veulent au lieu de nous faire dire ce que nous voulons", a-t-il ajouté.

Vendredi, la presse britannique relevait l'affront. "Les dirigeants de l'UE disent à la Première ministre d'aller se faire voir", résumait The Sun.

A leur arrivée au sommet, les dirigeants européens n'épargnaient pas Theresa May. "Le Royaume-Uni doit accepter les lignes rouges de l'UE", a répété le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Un "no deal" de plus en plus probable

Pour d'autres, cette situation présage d'un échec de l'accord sur le Brexit. "Très objectivement, les signaux que nous avons entendus hier ne sont pas spécialement rassurants sur la capacité en Grande-Bretagne à pouvoir honorer l'engagement qui a été conclu", a jugé le Premier ministre belge Charles Michel

Vendredi martin, peu après son arrivée dans la salle de réunion du Conseil européen, Theresa May, le visage livide, semblait avoir une discussion très animée avec Jean-Claude Juncker. 

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"Le manque de clarté de la Première ministre britannique a joué contre elle. Les dirigeants ont été plus durs qu'ils ne le prévoyaient avant la rencontre. Peut-être était-elle fatiguée après une semaine difficile", confie une source européenne.

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