50 milliards pour les grands travaux de L'UE

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Boucher les "trous" dans les domaines du transport, d'internet et d'énergie et relancer la croissance: les objectifs des "Project Bonds" que veut lancer la Commission.

La Commission européenne a dévoilé mercredi un plan doté de 50 milliards d'euros pour tenter de lever des capitaux privés afin de boucher les trous dans les connexions entre les réseaux de transports, d'internet et d'énergie de l'UE, dans l'espoir de relancer la croissance. "La Commission a adopté aujourd'hui un plan qui va financer des investissements pour une valeur de 50 milliards d'euros afin d'améliorer les réseaux européens numériques, de transports et d'énergie", a annoncé à la presse son président José Manuel Barroso.


Ce plan doit encore être avalisé par les gouvernements européens et devra "démontrer sa capacité à attirer les capitaux des fonds de pensions et des assureurs", a affirmé le commissaire aux Affaires économiques Ollie Rehn.

L'exécutif européen propose aux pays de l'Union européenne de réserver une enveloppe de 50 milliards d'euros dans le prochain budget pluriannuel des Vingt-Sept entre 2014 et 2020 actuellement en négociation. Elle permettrait de co-financer des projets d'infrastructure considérés comme stratégique en encourageant via un effet de levier le secteur privé à investir dedans. Pour cela, la Commission a aussi adopté mercredi un projet d'instrument financier d'un nouveau type dans l'UE, en liaison avec la Banque européenne d'investissement (BEI): un emprunt obligataire européen de financement de projet appelé "Project Bond Initiative".

Une phase pilote pour cet instrument va prochainement débuter avec une enveloppe initiale de 230 millions d'euros, a précisé M. Barroso. L'effet multiplicateur devrait permettre de mobiliser jusqu'à 4,5 milliards d'euros, a précisé M. Rehn.


"Nous invitons le conseil (les Etats) et le Parlement européen a approuver cette phase pilote aussitôt que possible", a plaidé José Manuel Barroso.
La Commission entend garder le contrôle des projets. "Les projets seront sélectionnés en fonction de raisons solides et viables sur le plan économique", a insisté M. Barroso.

"Nous privilégions une logique paneuropéenne des fonds communautaires", a-t-il insisté, déplorant que par le passé, les fonds aient été utilisés pour des infrastructures dictées par des contingences de la politique locale.

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