Affaire Bettencourt: le ministre Woerth entendu

La police française a commencé jeudi matin à entendre le ministre du Travail Eric Woerth, dans le cadre de l'affaire Bettencourt, l'affaire politico-financière où il est soupçonné de conflits d'intérêts, a-t-on appris de sources policières.

Cette audition, très attendue et souhaitée par le ministre a débuté à Paris peu avant 9 heures au ministère du Travail, selon une source policière. Avant même l'audition, des policiers en civil circulaient aux abords du ministère.

Eric Woerth est questionné par la brigade financière sur l'embauche en 2007 de son épouse, Florence Woerth, chez le gestionnaire de la fortune Bettencourt et sur des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont il était le trésorier en 2007.  Aucune poursuite ou mesure coercitive ne peut être décidée dans le cadre d'une enquête préliminaire sous contrôle du parquet, sauf ouverture d'information judiciaire et désignation d'un juge d'instruction, option écartée pour l'instant par le procureur Courroye.

Interrogé par l'AFP, l'avocat d'Eric Woerth, Me Jean-Yves Le Borgne, s'est refusé à tout commentaire, indiquant qu'il tiendrait "sans doute" une conférence de presse en fin d'après-midi.

Le cabinet du ministre avait indiqué mercredi soir qu'Eric Woerth renonçait à un déplacement prévu jeudi matin dans le département agricole d'Eure-et-Loir (100 km au sud de Paris), en compagnie de son collègue de l'Agriculture Bruno Le Maire, sur le thème des retraites agricoles, sans en préciser la raison.

Au coeur de la tourmente provoquée mi-juin par les révélations d'enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt, l'héritière du géant des cosmétiques L'Oréal, Eric Woerth se disait "impatient" de s'expliquer face aux enquêteurs.

 

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