Amsterdam entre en guerre contre le tourisme de masse

©BELGA

Particulièrement volontariste, la nouvelle politique de la ville entend compliquer la vie du touriste en goguette à Amsterdam.

Après s’être attaquée ces dernières années à la prolifération des coffee shops et des sex-shops, puis plus récemment à l’activité débridée d’Airbnb, la ville d’Amsterdam enfourche un nouveau cheval de bataille contre le tourisme de masse. Le conseil municipal entend prendre au plus vite une batterie de mesures drastiques pour éviter que la ville devienne un "parc d’attractions géant".

"Amsterdam est une ville où vivre, résider et entreprendre."

"Amsterdam est une ville où vivre, résider et entreprendre", ont lancé les politiciens de la ville à l’origine de ce nouvel arsenal contre l’arrivée massive attendue de touristes ces prochaines années. Le nombre de visiteurs pourrait atteindre 30 millions de personnes en 2025, contre 18 millions aujourd’hui. Mais dans le même temps, les taxes touristiques qui vont augmenter devraient alimenter les caisses de la mairie de quelque 105 millions d’euros à partir de 2022.

Particulièrement volontariste, la nouvelle politique de lutte entend compliquer la vie du touriste en goguette à Amsterdam. Quelles mesures sont proposées?

→ Raréfaction voire disparition du nombre de moyens de transport destinés uniquement aux touristes: taxis circulant sur les canaux, bateaux-mouches qui devront accoster hors du centre-ville.
→ Interdiction programmée des calèches attelées
→ Fin de la location des Segways
→ Les péniches aménagées en hôtel sont appelées à quitter le paysage touristique
→ Les paquebots de croisière ne seront plus bienvenus puisque le terminal où ils accostaient situé près de la gare centrale, va disparaître
→ Les cars de tourisme, ils n’auront plus accès au centre-ville
→ Pour rendre son âme à la ville, aucun nouveau commerce ayant pour seule cible les touristes étrangers ne sera autorisé à ouvrir dans le centre-ville

©Belgaimage

La mairie entend ainsi lutter contre la prolifération des officines vendant des tickets d’excursion, des boutiques "loges de concierge" pour les clés d’Airbnb, des commerces alimentaires opportunistes (glaciers, snack-bars, magasins de fromage, de babioles et d’autres colifichets "made in Holland").

Afin de lutter contre le monolithisme culturel des zones commerciales, les grandes chaînes de magasins de vêtements ou de restauration n’obtiendront que des permis d’exploitation au compte-gouttes.

Quant aux locations de meublés aux touristes, dont celles Airbnb, elles seront limitées à 30 jours par an, contre 60 jours jusqu’à présent. Grâce à sa politique de lutte contre les locations abusives, Amsterdam est la seule capitale européenne où dormir à l’hôtel est moins cher qu’une location Airbnb.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés