Après Chypre, la Slovénie?

Marko Kranjec, à gauche, aux côtés du ministre des Finances slovène. Reuters ©REUTERS

Les banques slovènes sont en mauvaise posture, vu le nombre de créances douteuses qu'elles détiennent. Le gouverneur de la banque centrale du pays tente de rassurer.

Marko Kranjec, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), s'est dit persuadé vendredi que la Slovénie ne suivra pas le même chemin que Chypre, dont les difficultés à obtenir un plan d'aide nécessaire à sa survie créent des turbulences sur les marchés financiers.

Les banques slovènes ont en portefeuille quelque sept milliards d'euros de mauvaises créances, somme qui représente 20% du produit intérieur brut (PIB) du pays, une proportion telle qu'elle alimente régulièrement les spéculations disant que la Slovénie devra à son tour se tourner vers une aide internationale.

"Je suis persuadé que nous (la Slovénie) n'allons pas nous retrouver dans la même situation (que Chypre)", a dit à des journalistes Marko Kranjec, gouverneur de la banque centrale du pays. Pour rappel, en cas d'accord avec Bruxelles, Chypre sera le cinquième pays de la zone euro, qui en compte 17, à recevoir une aide internationale, après la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne.

Le taux de chômage en Slovénie s'est élevé à 13,6% de la population active en janvier. Parmi les États membres de l'UE, la Slovénie, avec -1% est l'un des pays, avec Chypre, qui a enregistré, au 4e trimestre 2012, l'une des plus fortes baisses de croissance.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés