ARCHIVE L'état de santé de la Grèce en léger mieux depuis l'été

George Papaconstantinou

La Bourse et les indicateurs de l’activité industrielle progressent depuis juin. Mais Athènes attend un nouveau bulletin du FMI et de l’UE.

En Grèce depuis le 26 juillet, les experts du Fonds monétaire international et de l’Union européenne devraient communiquer avant la fin de la semaine les progrès réalisés sur le plan économique par le gouvernement de George Papandreou. De leurs conclusions dépend le versement de la deuxième tranche d’un prêt de 110 milliards d’euros sur trois ans qui leur a été accordé en mai par le FMI et l’UE contre la mise en place d’un plan d’austérité.

Le gouvernement grec espère une note positive qui devrait lui permettre d’engranger une tranche de 9 milliards de dollars. Par rapport au début de l’année, la situation semble en tout cas avoir évolué favorablement. Selon les prévisions du FMI et de l’UE, le produit intérieur brut grec devrait se contracter de 4% cette année. "Il y a de grandes chances que la récession ne soit pas aussi importante", estime Ben May, économiste chez Capital Economics contacté par l’AFP.

Une opinion partagée par le ministre grec des Finances George Papaconstantinou qui estime le chiffre de 4% "très pessimiste". A la fin du mois de juillet, il se déclarait confiant dans le versement de la seconde tranche et estimait que l’économie hellénique pourrait limiter en 2010 le déficit public à 8,1% alors qu’il avait atteint un sommet de 13,6% un an plus tôt.

Publié lundi, l’indice PMI de l’activité dans le secteur manufacturier pour le mois de juillet montre une amélioration pour le deuxième mois consécutif. Après avoir atteint son niveau le plus bas en 13 mois en mai dernier (41,8), l’indice a grimpé à 45,3 en juillet contre 42,2 en juin. Un résultat encourageant mais qui confirme aussi que l’activité industrielle se contracte toujours.

Une bonne nouvelle qui serait due à la reprise de l’économie mondiale qui a permis de relancer les exportations. Mais le gouvernement Papandreou a aussi mis en application un plan d’austérité extrêmement sévère afin de répondre aux souhaits de l’UE et du FMI. Un plan qui prévoit à la fois l’augmentation de taxes (carburants, tabac, alcool), la hausse de la TVA, des coupes dans les salaires et la libéralisation de certains secteurs d’activité pour stimuler la concurrence et faire chuter certains prix.

Après avoir vu les critiques fuser de toutes parts, la Grèce constate aujourd’hui que ses mesures reçoivent un accueil favorable à l’extérieur des frontières. Le président de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, s’est déclaré hier "très satisfait de ce que la Grèce a fait jusqu’à présent" et s’est dit optimiste pour l’obtention par Athènes de sa deuxième tranche.

Pour augmenter ses chances d’un meilleur bulletin à l’avenir, le gouvernement Papandreou vient encore de s’octroyer les services de l'ancien ministre du Trésor italien Tommaso Padoa-Schioppa qui deviendra le conseiller du Premier ministre en matière de politique économique. L’ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne s’occupera plus particulièrement de la macroéconomie, de la fiscalité, la banque et de la gestion de la dette.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés