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Armes, excuses, fake news... 5 points à retenir de l'audience de Benalla

©Thomson Reuters

L'ancien chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla est accusé d'avoir molesté le 1er mai dernier des manifestants à Paris. Devant, la commission d'enquête du Sénat français, il a minimisé son rôle à l'Elysée.

Alexandre Benalla a été auditionné ce matin par les sénateurs français. Sa défense n’a pas convaincu tous les membres de la commission d’enquête. Compte-rendu.

Comprendre l'affaire Benalla en 1 minute:

 

Alexandre Benalla, à l'origine de la plus grave crise politique essuyée par Emmanuel Macron depuis son élection, est convoqué ce mercredi par les sénateurs français qui attendent des réponses sur le rôle qu'a pu avoir cet ex-collaborateur dans la protection du président.

Il avait été filmé en train de frapper un manifestant à Paris le 1er mai, alors qu'il assistait aux défilés en tant qu'observateur au sein des forces de l'ordre.

Le "Benallagate" a débuté le 18 juillet quand le quotidien Le Monde a révélé l'affaire.

À ce stade, la commission d'enquête n'a pas obtenu toutes les réponses à ses interrogations sur le rôle joué à l'Élysée par Alexandre Benalla. Elle cherche en particulier à établir s'il a rempli une fonction de protection personnelle du président, ce qui relèverait d'un "dysfonctionnement" des services de l'État, cette tâche sensible étant dévolue à des unités d'élite de la police et de la gendarmerie.

Arrivé avec 15 minutes de retard, devant autant de sénateurs que de photographes, l'ancien chargé de mission de l'Elysée (26 ans) a d'abord présenté ses excuses, exposé sa version des faits, son rôle et sa situation actuelle. 

1. "Je ne lis plus la presse"

"J'ai toujours défendu les institutions (...) J'ai un profond respect pour le Sénat", a-t-il déclaré en préambule, tout en estimant être l'objet d'un "acharnement médiatique" et politique et "instrumentalisé à des fins politiques". D'une voix calme, dans un français toujours clair, Alexandre Benalla, recruté à l'Elysée après avoir participé à l'organisation de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, a regretté "un certain nombre de fake news" à son sujet. "Je ne lis plus la presse".

Je n'ai jamais été le garde du corps d'Emmanuel Macron. J'étais chargé de mission, le niveau le plus bas de ce qu'on peut trouver au cabinet du président. Je gagnais 6.000 euros net par mois.
Alexandre Benalla

2. "Je m'excuse"

Alexandre Benalla a aussi présenté ses excuses au président de la commission,Philippe Bas (Les Républicains), qu'il avait traité de "petit marquis" dans un entretien à France Inter.

3. Son rôle de chargé de mission

En mai 2017, "j'ai eu un entretien avec le directeur de cabinet du président de la République et on m'a annoncé que j'étais recruté comme chargé de mission, c'est-à-dire le niveau le plus bas de ce qu'on peut trouver au cabinet du président", a-t-il répondu.

Il a précisé avoir eu à l'Elysée cinq missions: l'organisation des déplacements nationaux du chef de l'Etat,l'organisation de ses déplacements privés, l'organisation des événements à l'Elysée, la gestion des présents diplomatiques et la coordination des services de sécurité. "La coordination des services de sécurité ne consistait pas à être le chef des services de sécurité mais à conduire un certain nombre de réunions, de réflexions. Ce n'était pas une fonction opérationnelle mais une fonction administrative."

4. Le port d'arme

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Benalla a insisté sur le fait qu'il n'était "ni policier ni garde du corps du président de la République". Il a aussi affirmé que le port d'arme dont il disposait "n'était pas lié à la sécurité du président de la République mais à (s)a sécurité personnelle". "Il a pu arriver que j'aie eu une arme sur moi" lors des déplacements publics et privés du président, est-il convenu, ajoutant qu'il arrivait et repartait de l'Élysée "arme à la ceinture".

5. Son logement de fonction qu'il n'a jamais occupé

"Je n'avais pas fait de demande au préalable" s'est-il empressé de répondre. A l'Elysée, "vous commencez à 06h30, vous arrivez à minuit-01h30 chez vous, vous avez un trajet de 20 minutes pour rentrer chez vous, vous ne voyez pas votre femme, votre fils". "J'ai fait la demande [d'un logement] sur le tard".

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