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Attaque au hachoir à Paris: le suspect visait Charlie Hebdo et "assume"

©EPA

Alors qu'il a été procédé à deux nouvelles interpellations, le principal suspect dans l'attaque qui a fait deux blessés vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris a "assumé son acte", ce samedi.

Le principal suspect dans l'attaque qui a fait deux blessés vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris a "assumé son acte" samedi, reconnaissant qu'il ciblait l'hebdomadaire satirique qui a récemment republié des caricatures du prophète Mahomet, selon des sources proches de l'enquête.

Interpellé par la police peu après l'attaque, cet homme de 18 ans qui se présente comme né au Pakistan, "assume son acte qu'il situe dans le contexte de la republication des caricatures qu'il n'a pas supporté", a indiqué samedi l'une de ces sources. Il pensait que les locaux visés étaient toujours ceux de Charlie Hebdo, selon cette même source.

"Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste."
Gérald Darmanin
Ministre français de l'Intérieur (LREM)

Sa garde à vue, entamée vendredi à la mi-journée après son arrestation près de la place de la Bastille a été prolongée de 24 heures, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Dans cette enquête ouverte par le parquet national antiterroriste pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", elle peut être prolongée et durer jusqu'à 96 heures, voire 144 heures dans certains cas.

Lors d'une manifestation chiite au Pakistan contre la republication des caricatures de Mahomet par Chalie Hebdo, début septembre. ©EPA

Nouvelles menaces depuis 2015

L'attaque a eu lieu devant l'agence de presse Premières Lignes dont l'immeuble, situé dans l'Est parisien, est le même que celui qui abritait les locaux de Charlie Hebdo, lorsque la rédaction a été visée par un attentat meurtrier en 2015. La rédaction de Charlie Hebdo qui a déménagé dans un lieu secret depuis quatre ans fait l'objet de nouvelles menaces depuis que cet hebdomadaire satirique a de nouveau publié des caricatures de Mahomet le 2 septembre, pour l'ouverture du procès des complices des auteurs de l'attaque de 2015.

"Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste", a estimé vendredi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, déplorant "une nouvelle attaque sanglante contre notre pays".

"Un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l'immeuble, un homme et une femme", a expliqué à l'AFP Paul Moreira, co-dirigeant de Premières Lignes. Leur vie n'est cependant pas en danger, a assuré dès vendredi le Premier ministre français Jean Castex, qui s'est rendu sur les lieux.
L'affaire a ravivé en France le douloureux souvenir de l'année 2015, marquée notamment par les attaques de janvier contre Charlie Hebdo, et celles, encore plus meurtrières, du 13 novembre à Paris.

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