Au Royaume-Uni, récession rime avec augmentation des naissances

Des chercheurs de la Banque d'Angleterre affirment qu'une politique monétaire accommodante a des répercussions sur le taux de natalité au Royaume-Uni.

Des chercheurs de la Banque d'Angleterre affirment qu'une politique monétaire accommodante a pour effet de provoquer une augmentation du taux de natalité au Royaume-Uni.

Des chercheurs de la Banque d'Angleterre ont essayé de savoir si une politique monétaire accommodante sur les taux hypothécaires pouvait avoir des répercussions sur la fécondité des ménages britanniques. Ils estiment ainsi que la politique monétaire de 2008 et 2009 a entraîné la naissance de 14.500 nouveau-nés en 2009 et a augmenté le taux de natalité de 7,5% au cours des trois années suivantes.

En se basant sur les données administratives relatives aux hypothèques et aux naissances dans le royaume britannique, les chercheurs ont estimé que chaque réduction d'un point de pourcentage des taux d'intérêt conduit à une augmentation de 2% du taux de natalité au Royaume-Uni.

Selon une étude, la politique monétaire britannique de 2008 et 2009 a fait augmenter le taux de natalité de 7,5% au cours des trois années suivantes.

Les chercheurs suggèrent aussi que dès que la barre des 30% de prêts hypothécaires à taux variables est dépassée, l'évolution du taux de natalité au cours d'une récession devient positive et augmente jusqu'à 5%. Un seuil qui serait bien supérieur à la part de taux ajustable aux États-Unis. Ces variations de taux auraient des conséquences plus directes et immédiates sur les finances des emprunteurs.

L'étude affirme que les fluctuations à court terme du taux de natalité peuvent avoir un impact important sur l'économie, mais aussi sur l'aspect social. Ainsi, les 14.500 naissances de 2009 auraient coûté 130.000 livres aux ménages, soit plus de 150.000 euros.

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