Avancée "historique" de l'Europe de la défense

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Les dirigeants européens se sont mis d'accord ce jeudi pour mettre en place une défense commune sous la forme d'une coopération structurée permanente (PESCO).

Les dirigeants de l'Union européennes se réunissent jeudi et vendredi à Bruxelles. Au menu,entre autre, la défense européenne, la lutte contre le terrorisme, la migration et le Brexit.

Pour son premier sommet européen, le président de la République française Emmanuel Macron est apparu à l’unisson avec la chancelière allemande Angela Merkel sur la priorité du jour : concentrer les discussions sur l’avenir de l’Europe et non le Brexit. "Pour moi, façonner l’Europe à 27 est prioritaire par rapport à la gestion des négociations avec la Grande-Bretagne sur sa sortie", a dit Angela Merkel. M. Macron, quant à lui, a insisté sur la mise en place d’"une Europe qui protège".

"Le sommet n’est pas le lieu pour négocier le Brexit", a ajouté le Président du Conseil européen, Donald Tusk.

Avancées sur la défense commune

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens se sont engagés hier à la construction d’une défense commune. "Il y a à peine douze mois, nous étions quelques-uns à vouloir faire des efforts en matière de défense. On nous répondait avec des sourires polis. Mais là, je suis heureux de constater un progrès significatif", a dit le Premier ministre belge Charles Michel.

L’avancée, facilitée par le départ du Royaume-Uni, est historique. "Depuis des années et des années qu’il n’y avait pas eu d’avancée en matière de défense. Il y en a eu une aujourd’hui, c’est un pas tout à fait positif ", a résumé Emmanuel Macron. "C'est une étape historique", a ajouté Donald Tusk.

La méthode suivie sera celle de la coopération structurée permanente (PESCO) selon laquelle plusieurs Etats iront de l’avant, sous la direction de la France et de l’Allemagne. Les critères d'engagement seront définis dans les mois à venir. Le Premier ministre belge a plaidé pour une coopération structurée permanente la plus large qui soit entre les Etats européens. Il a insisté sur "la nécessité d’intensifier la concertation et le dialogue".

Les dirigeants européens ont avalisé la proposition de la Commission Juncker de créer un Fonds européen de défense, pour soutenir la recherche et le développement ainsi que l’acquisition de matériel en commun. Ce plan devrait permettre de dégager des investissements de 5,5 milliards d’euros à partir de 2020.

Les "vingt-huit" se sont aussi mis d’accord pour accentuer la lutte contre le terrorisme. Ils ont décidé de mettre la pression sur les géants de l’internet, comme Facebook et Twitter, afin qu’ils suppriment plus vite les contenus violents et collaborent mieux avec les autorités.

Lors du dîner, la Belgique a appelé à plus de dialogue avec la Russie, un acteur incontournable en Syrie et en Libye. "On a l’impression que lorsqu’on a un souci avec la Russie, c’est Merkel qui téléphone, prend l’avion et va voir Poutine. Ce n’est pas suffisant. Il serait intelligent que tenir un dialogue à haut niveau avec la Russie", dit Charles Michel.

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