Baisses d'impôts, pensions et écologie au menu de l'acte 2 du quinquennat Macron

Edouard Philippe, Premier ministre français ©AFP

Les baisses d’impôts devraient atteindre 27 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat. Mais il faudra, en parallèle, revoir certaines dépenses.

Après sept mois marqués par l’enchaînement de la crise des gilets jaunes, du grand débat national et des élections européennes, la deuxième déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe devant l’Assemblée nationale française mercredi était très attendue. Il a promis "un profond changement de méthode", qui sera aussi "un changement de ton", mais avec de la "constance" et de la "cohérence".

Sur le fond, il a annoncé des baisses d’impôts sur le revenu pour les classes moyennes qui permettront d’atteindre le chiffre "historique" de 27 milliards de réductions de la fiscalité sur les ménages sur l’ensemble du quinquennat.

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milliards
Dans l’immédiat, il y aura une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu.

Dans l’immédiat, il y aura une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu. Elle consistera à ramener de 14% à 11% le taux de la première tranche, qui concerne une grande majorité des ménages imposables. Soit une baisse de 350 euros en moyenne pour les contribuables situés dans cette première tranche, et 180 euros pour les autres.

Edouard Philippe a également confirmé la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Pour 80% des "Français les plus modestes (…) leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20% restants, la suppression se déploiera sur trois années", a-t-il promis.

"La taxe d’habitation sera supprimée pour 80% des Français."
edouard philippe premier ministre

Le Premier ministre a toutefois prévenu que ces baisses d’impôts contraindront le gouvernement à "faire des choix pour contenir nos dépenses publiques". Il n’a toutefois pas donné de détails sur les économies envisagées, laissant le soin au ministre des Finances Bruno Le Maire et à celui des Comptes publics Gérald Darmanin de dévoiler "au début du mois de juillet les choix du gouvernement". Il a toutefois donné des pistes, visant certaines niches fiscales et sociales jugées "anti-écologiques", ou celles "concentrées sur les très grandes entreprises" ou encore celles qui "réduisent les droits sociaux des salariés, comme la déduction forfaitaire spécifique".

En matière de retraites, l’âge légal sera maintenu à 62 ans, mais un "âge d’équilibre" sera défini en dessous duquel s’appliquera une décote et au-delà une surcote pour les pensions.

Écologie

Également attendu sur le thème de l’écologie après les promesses vertes de l’exécutif et la percée écologiste aux européennes, le Premier ministre s’est engagé à ce que les douze prochains mois "soient ceux de l’accélération écologique".

Il a ainsi annoncé, sans donner de précisions, la transformation du "crédit d’impôt de transition énergétique en une aide plus massive, versée en faveur de ceux qui en ont le plus besoin".

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