Berlusconi: "Je suis là, je reste là"

©EPA

Silvio Berlusconi a déclaré dimanche que le gouvernement de coalition droite-gauche auquel son parti PDL participe devait rester au pouvoir en Italie malgré les tensions provoquées par la décision de la Cour de cassation de confirmer sa peine de prison ferme pour fraude fiscale.

 Le chef de la droite italienne Silvio Berlusconi a assuré dimanche que le gouvernement "doit aller de l'avant" alors que sa condamnation jeudi par la Cassation a provoqué une grande tension sur la scène politique.
   
"Nous l'avons dit de manière claire et directe que le gouvernement doit aller de l'avant", a-t-il dit devant plus d'un millier de ses sympathisants réunis devant sa résidence romaine pour lui manifester leur soutien après la condamnation.

"Le gouvernement doit continuer à prendre des mesures économiques et nous avons dit de manière claire et directe que le parlement doit aller de l'avant pour voter ces mesures économiques", a poursuivi M. Berlusconi, debout sur une estrade face à ses partisans.


La manifestation a été organisée par le Peuple de la liberté (PDL) le parti du Cavaliere, sous le mot d'ordre "Dimanche dans la rue pour la démocratie et la liberté".

"Ce sera l'occasion de nous serrer autour de notre dirigeant et de confirmer avec lui la grande force et la grande détermination d'un peuple qui ne sait pas haïr et qui croit réellement à la liberté et à la démocratie", ajoute le parti sur son site internet.

Le Cavaliere a d'ailleurs été visiblement ému et sensible à la présence de ce millier de partisans. "Votre proximité et votre chaleur me réconforte après toutes les peines et douleurs de ces derniers jours", a-t-il dit aux manifestants au début de son discours.

Malgré ses tons conciliants envers le gouvernement et la majorité gauche-droite qui le soutient, le Cavaliere n'a pas ménagé ses critiques à la magistrature qui l'a condamné à un an de prison pour fraude fiscale.

"Je suis là, je reste là et je n'abandonne pas et nous continuerons tous ensemble cette bataille pour la démocratie et la liberté pour que les citoyens n'aient pas peur de se retrouver en prison sans avoir commis aucune faute", a-t-il conclu son allocution d'une quinzaine de minutes.

 

Les parlementaires du Peuple de la liberté (PDL) avaient décidé vendredi soir de remettre leur démission entre les mains de leurs chefs de groupe afin de faire pression sur le président de la République, Giorgio Napolitano, pour obtenir une grâce présidentielle pour Silvio Berlusconi.

[Consultez notre infographie sur la saga judiciaire du Cavaliere en cliquant ici.]

 

 

Interactif: Survolez l'image et cliquez sur les pastilles pour consulter les textes et les vidéos.

Infographie interactive réalisée par Caroline Bordecq

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