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Buzek prêt au compromis sur le budget européen

Jerzy Buzek

Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a annoncé qu'il était prêt à accepter une augmentation modérée du budget. L'opposition de certains gouvernements concernant la hausse du montant octroyé à l'UE a poussé le Parlement européen à revoir ce financement à la baisse.

Jerzy Buzek, à la tête du Parlement européen, s'est dit prêt au compromis dans le bras de fer qui l'oppose aux gouvernements sur l'augmentation du budget de l'UE l'an prochain. En retour, les gouvernements devront accepter de financer des politiques créatrices d'emploi. Après une nouvelle réunion infructueuse de conciliation avec les représentants des 27 gouvernements européens sur le budget 2011, jeudi à Bruxelles, Jerzy Buzek a déclaré que "Le Parlement européen est prêt à un budget modéré, au compromis. Mais en retour, nous voudrions entamer une discussion très sérieuse sur l'avenir du financement des plus importantes politiques de l'Union européenne", notamment celles qui "créent des emplois", a-t-il souligné.

Le budget de l'UE s'élevait en 2010 à 123 milliards d'euros. Les 27 pays de l'UE s'étaient mis d'accord cet été sur le principe d'une hausse de 2,91% des paiements de l'UE en 2011, mais les eurodéputés réclament une hausse de 6,2%.

A l'issue du dernier sommet européen à Bruxelles, 13 dirigeants européens ont signé une lettre à l'initiative du Premier ministre britannique David Cameron pour prévenir qu'ils n'iraient pas au-delà des 2,91%, compte tenu du contexte de disette budgétaire partout en Europe.

"Nous comprenons les mesures d'austérité" que de nombreux Etats européens ont prises, a réagi M. Buzek, tout en ajoutant: "Nos citoyens veulent de la création d'emploi". Le président du Parlement européen explique qu'on ne peut pas aider les citoyens au seul niveau national. Il ajoute que l'argent dépensé au niveau européen donnera de meilleurs résultats, notamment en termes de coût.

Il conditionne son accord également au développement de "ressources propres significatives" pour l'UE, destinées à remplacer au moins en partie les contributions nationales des Etats qui donnent actuellement lieu à des marchandages entre Etats.

Par ailleurs, Jerzy Buzek s'en prend aussi à l'entourage de David Cameron qui a rapporté que M. Buzek avait, au cours du sommet, traité le Premier ministre britannique "d'anti-européen" parce qu'il refusait la hausse de 6%. Il s'agit d'un "profond malentendu", estime-t-il, soulignant qu'il n'avait fait que parler de "notre responsabilité face à l'avenir des politiques importantes de l'UE".

M. Buzek doit rencontrer lundi le premier ministre belge Yves Leterme dont le pays préside l'UE, pour une nouvelle tentative de conciliation.

 

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