Cessez-le-feu de l'ETA: scepticisme en Espagne

La classe politique espagnole, dont le Parti socialiste (PSOE) au pouvoir, ont exprimé dimanche leur scepticisme. Le président au Pays Basque du principal parti d'opposition espagnol, le Parti Populaire (droite), Antonio Basagoiti, a lui aussi jugé le communiqué "insuffisant", tout comme le responsable écolo-communiste Gaspar Llamazares.

La classe politique espagnole, dont le Parti socialiste (PSOE) au pouvoir, ont exprimé dimanche leur scepticisme après l'annonce d'un cessez-le-feu de l'organisation indépendantiste basque ETA. "Cette annonce est clairement insuffisante", a déclaré à la radio privée Cadena Ser Leire Pajin, numéro trois du PSOE. "Nous demandons une fois de plus (à l'ETA) ce que souhaite le plus la société espagnole: qu'elle se dissolve et qu'elle abandonne les armes une fois pour toutes", a-t-elle ajouté, semblant anticiper la réaction du gouvernement.

Ce dernier n'avait toujours pas réagi officiellement dimanche en milieu d'après-midi, mais restait "prudent" et "sceptique" selon plusieurs médias en ligne espagnols.

Le président au Pays Basque du principal parti d'opposition espagnol, le Parti Populaire (droite), Antonio Basagoiti, a lui aussi jugé le communiqué
"insuffisant", tout comme le responsable écolo-communiste Gaspar Llamazares.

"La déclaration que nous souhaitons, c'est une dissolution définitive", a déclaré M. Basagoiti, estimant que l'annonce de l'ETA "a tous les aspects d'un mouvement tactique" à l'approche des élections municipales basques de 2011.

"Il ne faut pas oublier que nous sommes à quelques mois des élections municipales auxquelles (les indépendantistes du bras politique interdit de l'ETA, Batasuna) veulent participer à tout prix"
, a-t-il déclaré.

Angeles Pedraza, présidente de l'Association des victimes du terrorisme (AVT), a elle aussi considéré cette annonce comme "insuffisante". "Il n'y a aucune crédibilité, car l'ETA a déjà décrété plusieurs trêves et a continué à tuer", a-t-elle affirmé. "La seule chose qui nous importe, en tant que victimes, est la défaite totale, la remise des armes et la dissolution de la bande" armée, a-t-elle ajouté.

L'ETA, tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de violences, a annoncé dimanche un cessez-le-feu, après un an sans attentat et de nombreuses arrestations de ses membres, sans préciser si ce cesse-le-feu était temporaire ou définitif.


 

 

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