Cinq survivants extraits de l'hôtel enseveli en Italie

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Selon les estimations, il y avait plus d'une trentaine de clients et membres du personnel au moment du drame. Deux personnes ont été retrouvées mortes dimanche, mais douze sont vivantes, dont sept déjà tirées d'affaire.

Les secouristes continuaient dans la nuit de vendredi à sonder les décombres de l'hôtel dévasté mercredi par une avalanche dans le centre de l'Italie, récompensés par la découverte inespérée de dix survivants et le sauvetage de tous les enfants. Cinq des dix survivants repérés sont toutefois encore prisonniers de l'hôtel recouvert de neige, 48 heures après le drame.

"Nous sommes en contact vocal avec ces survivants que nous essayons encore de secourir. Nous avons passé une sonde équipée d'une caméra et avons pu les voir, mais il n'y a pas assez d'espace pour leur acheminer de la nourriture, de l'eau ou des couvertures", a précisé le porte-parole des pompiers italiens, Luca Cari, depuis le QG des secours à Penne, à une quinzaine de kilomètres en contrebas de l'hôtel.

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Les secouristes cherchent en outre inlassablement plus d'une quinzaine de disparus dont ils n'ont pas encore décelé de traces de vie.


Vendredi, ils ont en revanche pu extraire vivants et en bonne santé des décombres une femme et quatre enfants, tous transportés dans un hôpital.

Un petit garçon de sept ans, de même que sa mère, ont été sauvés en fin matinée de l'amas de neige et de débris de l'hôtel Rigopiano, situé à flanc de montagne dans les Abruzzes. Ce sont leurs vêtements d'hiver et leurs combinaisons de ski qui ont permis aux survivants de tenir sous les décombres, ont expliqué devant la presse les médecins de l'hôpital de Pescara, sur la côte adriatique, où les rescapés ont été transportés. Les secouristes ont aussi évoqué l'effet "igloo" isolant de la neige qui a enseveli l'hôtel.



Un premier groupe de six survivants avaient été repérés en fin de matinée dans une poche d'air. Quatre autres personnes ont ensuite été localisées dans l'après-midi à un autre endroit.

Autres poches d'air

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Marco Bini, un des secouristes de la police ayant retrouvé le premier groupe, a d'abord vu de la fumée. "Il y avait des petits feux dans les décombres, et là où il y a du feu c'est qu'il y a de l'air alors nous avons commencé à creuser", a-t-il expliqué.
Pourtant, aucun signe de vie n'a émané des décombres pendant plus de 24 heures. Mais les secouristes, dont les premiers étaient arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi après 7 km à ski sous les bourrasques de neige et la menace d'autres avalanches, n'ont pas ménagé leurs efforts.


Selon les estimations, il y avait plus d'une trentaine de clients et membres du personnel au moment du drame. Deux personnes ont été retrouvées mortes dimanche, mais douze sont donc vivantes, dont sept tirées d'affaire.

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Jeudi, les secouristes avaient en effet retrouvé deux premiers survivants, un client et un employé, qui attendaient, chauffage allumé, dans l'unique voiture épargnée par la coulée.
L'un d'eux, Giampiero Parete, était sorti jeudi prendre des médicaments dans sa voiture. "J'ai senti le vent et entendu un bruit sourd et très fort d'arbres qui se cassent, de troncs qui roulent. Puis l'hôtel s'est écroulé, abattu par une énorme vague de neige et de morceaux de la montagne", a-t-il expliqué à des médias.  Ce sont finalement sa femme et son fils qui ont été sortis en premier des décombres vendredi, apparemment en bonne santé. Sa fille de six ans a suivi dans le groupe secouru dans l'après-midi.

Risque de nouvelles avalanches

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La progression des secours, encore très lente vendredi, est difficile parce que la structure risque de s'écrouler et qu'un radoucissement des températures augmente encore un peu plus le risque de nouvelle avalanche au-dessus de l'hôtel.


Ce risque était élevé dans tout le centre de l'Italie, qui a connu depuis une dizaine de jours des chutes de neige historiques et a été frappé mercredi par quatre fortes secousses d'une magnitude de 5,2 à 5,7.


En plus des victimes de l'hôtel, les secousses ont fait au moins quatre morts, dont trois retrouvés vendredi.

Près de 7.000 personnes sont mobilisées pour venir en aide aux sinistrés, ainsi qu'aux centaines d'habitants de hameaux isolés et aux dizaines de milliers de foyers privés d'électricité, dans une région qui peinait déjà à se relever après les séismes dévastateurs d'août et d'octobre.

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