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Combien la Belgique va-t-elle accueillir de réfugiés?

©© Danilo Balducci/ZUMA Press/Corbis

Les Européens se sont entendus pour délester provisoirement la Grèce et l'Italie de la prise en charge de demandeurs d'asile, surtout Syriens et Erythréens, mais au rabais, en n'offrant que 32.256 places, contre les 40.000 requises. La Belgique accueillera quelque 2.500 de ces personnes.

Il y a deux mois, après plusieurs naufrages tragiques en Méditerranée, la Commission européenne voulait que les Etats membres accueillent 60.000 réfugiés, provenant majoritairement de Syrie et d'Erythrée. Le Conseil européen avait entériné cet objectif, tout en exigeant que la répartition se fasse sur base volontaire.

 

Très vite, il était apparu que l'objectif de 20.000 réfugiés accueillis selon le mécanisme de la réinstallation serait atteint relativement facilement. Le chiffre de 40.000 réfugiés relocalisés, par contre, divisait les Etats membres.

Le ministre luxembourgeois Jean Asselborn a affiché sa volonté d'arriver aux objectifs de la Commission avant la fin de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l'Union européenne en décembre 2015. ©EPA

Le ministre luxembourgeois de l'Immigration, Jean Asselborn, a exigé de ses homologues qu'ils précisent le nombre de réfugiés que leur pays était prêt à prendre en charge. Un nombre provisoire est sorti des discussions. 54.760 réfugiés - 22.504 par le mécanisme de la réinstallation et 32.256 par la relocalisation -, chiffre qu'ils amenderont avant la fin de l'année pour atteindre l'objectif de la Commission.

 

"Un système basé sur le volontariat a clairement montré ses limites et nous le savons."
Jean Asselborn
Ministre luxembourgeois de l'Immigration, Jean Asselborn

Il s'agissait lundi de lancer le processus, prévu pour s'étaler sur deux ans, sans être bloqué par des chiffres. Les premiers réfugiés pourraient être relocalisés dès octobre 2015.

Et en Belgique?

La Belgique accueillera, comme elle l'avait déjà annoncé, 1.100 réfugiés selon le mécanisme de la réinstallation et 1.364 selon le mécanisme de la relocalisation. Formellement cependant, l'accord engrangé lundi ne porte que sur la première année, et donc la moitié des 1.364 réfugiés relocalisés, le reste devant être confirmé lors de la réunion de novembre, a souligné le secrétaire d'Etat belge à l'Asile et la Migration Theo Francken.

"C'est très important pour nous car cela envoie le message aux migrants que ce n'est pas parce qu'ils sont arrivés en Europe que cela leur donne un ticket d'entrée."
Theo Francken
Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration

 

©© Danilo Balducci/ZUMA Press/Corbis

A côté des chiffres de réinstallation et de relocalisation, les ministres devaient aussi se pencher sur l'organisation de "hotspots", des centres d'accueil où les migrants seraient enregistrés et identifiés. les Luxembourgeois ont pointé la responsabilité que la Grèce et l'Italie doivent assumer pour systématiser l'identification, l'enregistrement et la prise d'empreintes des candidats réfugiés. Ces deux pays ont régulièrement été critiqués pour leur application aléatoire des règles européennes en la matière.

Ces centres d'accueil, dont un sera établi à Catane, en Sicile, devraient ouvrir dans les prochaines semaines, et en tout cas avant septembre, a précisé Theo Francken. "C'est très important pour nous car cela envoie le message aux migrants que ce n'est pas parce qu'ils sont arrivés en Europe que cela leur donne un ticket d'entrée", a-t-il encore signalé. 

©Photo News

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