Comment la fortune Grosvenor devrait échapper aux droits de succession

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Hugh Grosvenor, fils du défunt Gerald Grosvenor, s'apprête à devenir le plus jeune milliardaire du Royaume-Uni. Placée dans une fondation, la fortune paternelle devrait très probablement échapper aux droits de successions en vigueur dans le pays.

Si la fortune du Duc de Westminster Gerald Cavendish Grosvenor avait été soumise au traditionnel impôt britannique sur l'héritage, la somme collectée en un coup par le Trésor n'aurait pas été très éloignée de l'ensemble des droits de succession qu'il perçoit habituellement en un an, c'est-à-dire environ 5,4 milliards d'euros.

Mais Hugh Grosvenor, l'héritier légitime de cette fortune de quelques 10,9 milliards d'euros, ne devrait pas trop se tracasser avec les 40% de droits de successions en vigueur au Royaume-Uni. 

En effet, la fortune paternelle a été placée avec soin dans une fondation, explique le journal britannique The Guardian. Un dispositif qui profite avant tout aux plus gros portefeuilles du pays.

De manière générale, les bénéfices de la fondation ne font pas partie de la succession imposable d'une personne au Royaume-Uni.

En lieu et place d'une taxation unique au moment du décès, les fondations sont soumises à un impôt décennal.

10,9 milliards €
La fortune dont va hériter Hugh Grosvenor, fils du milliardaire Gerald Grosvenor

Cette taxe, fixée à  6%, reste néanmoins sujette à de nombreux vides juridiques, qui concernent notamment les biens fonciers. Or, ces biens composent les principaux actifs du défunt Duc de Westminster.

Actuellement, le patrimoine de Gerald Grosvenor est réparti en trois volets:

Une partie se trouve entre les mains du Grosvenor Group, chargé de gérer les avoirs immobiliers que le défunt possédait à Londres. Gouverné comme un entité légale à part, le groupe devrait largement remplir les critères pour échapper aux droits de successions, estime le quotidien britannique.

Une autre parti est placée dans Wheatsheaf, un groupe d'investissement spécialisé dans les secteurs de l'alimentation, de l'énergie, et de l'eau. Concentré sur la création d'emploi et la production alimentaire plus que sur la détention de terrains, les actifs de Wheatsheaf sont également susceptibles d'échapper au couperet de l'impôt.

Par contre, la dernière partie des avoirs se trouve entre les mains du Family Investment Office. Cette structurechargé de gérer les propriété rurales, les titres boursiers, ainsi que la fondation de charité de la famille, ne devrait quant à elle pas échapper à la taxe décennale de 6%. 

 



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