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Covid-19, migration et crise hongroise au menu des Vingt-Sept

Le président du Conseil européen Charles Michel a mis la question de la loi hongroise anti-gays à l'ordre du jour du sommet européen. ©AFP

Les dirigeants de l'UE, réunis ces jeudi et vendredi à Bruxelles, concentreront leurs débats sur le Covid-19 et la migration, avant d'en venir à la crise provoquée par l'adoption d'une loi anti-gays en Hongrie.

Lutte contre la pandémie, migration, relations tendues avec la Russie et la Turquie, plans de relance... Plusieurs dossiers chauds sont à l'ordre du jour du sommet européen qui a lieu ces jeudi et vendredi à Bruxelles. Pour corser le tout, une crise provoquée par la loi hongroise anti-gays s'est invitée en dernière minute. La plupart des dirigeants européens devraient faire part de leur ressentiment au Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Le sommet débutera par un déjeuner avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a choisi la capitale de l'UE pour sa première visite après sa réélection.

"Si certains États continuent à ouvrir trop vite leurs frontières, nous risquons de finir par perdre les bénéfices du confinement".

La crainte du variant Delta

La pandémie de Covid-19 reste la première préoccupation des dirigeants européens, qui tenteront d'améliorer la coordination de la levée des restrictions aux frontières. Le contexte s'est compliqué ces derniers jours par l'émergence du variant Delta en provenance du Royaume-Uni. Le Portugal, pressé de lever les restrictions à l'égard des citoyens britanniques en vue des vacances, est en prise à un regain de foyers d'infection. Ses pairs européens l'accusent d'avoir rouvert trop tôt ses frontières.

"Le variant Delta suscite une réelle préoccupation", confie un haut fonctionnaire européen, "si certains États continuent à ouvrir trop vite leurs frontières, nous risquons de finir par perdre les bénéfices du confinement. L'important est de se coordonner".

"Le débat sur la migration se concentrera sur la manière de rendre l'agence Frontex plus opérationnelle."
Un diplomate européen

L'impasse migratoire

Les Vingt-Sept aborderont aussi la question migratoire, à la demande de l'Italie. Rome fait état d'une recrudescence des mouvements migratoires sur le couloir méditerranéen et souhaite un réel partage de la charge migratoire. L'UE dispose de peu de marge de manœuvre dans ce domaine, la réforme de la politique migratoire étant bloquée par les pays de l'Est. "Le débat sur la migration se concentrera sur la manière de rendre l'agence Frontex plus opérationnelle", précise un diplomate européen.

Lors du dîner, les Vingt-Sept discuteront de la relation entre l'Europe et la Russie, sur base d'un rapport du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. L'Allemagne et la France souhaitent organiser un sommet entre l'UE et la Russie, une idée que ne partagent pas toutes les capitales. "C'est un peu trop tôt", dit une source proche du Premier ministre belge Alexander De Croo, évoquant l'humiliation subie par Borrell à Moscou en février dernier.

Les dirigeants se pencheront ensuite sur leur relation avec la Turquie. Le climat s'était amélioré ces derniers mois, depuis que la Turquie et la Grèce ont repris leur dialogue. Mais les récentes déclarations d'Ankara prônant une solution à deux États à Chypre enveniment à nouveau ses relations avec l'UE.

Le résumé

  • Les dirigeants européens, réunis ces jeudi et vendredi à Bruxelles, se pencheront sur la coordination face à la pandémie de Covid-19 et la levée des restrictions frontalières, alors que le variant Delta suscite de nouvelles inquiétudes.
  • Les Vingt-Sept devraient aussi convenir du renforcement de Frontex face à de nouvelles arrivées en Italie et en Grèce.
  • La loi hongroise anti-gays sera abordée lors du dîner, alors que le Premier ministre hongrois est de plus en plus isolé sur cette question.

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