De la prison ferme pour le couple Balkany accusé de blanchiment

Isabelle Balkany se rendant au tribunal pour connaître le verdict de son procès pour "blanchiment à grande échelle" et pour "corruption". ©EPA

Déjà condamnés pour fraude fiscale, les époux Balkany sont à présent fixés sur leur sort dans le second volet de leur procès pour "blanchiment à grande échelle". Patrick Balkany a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt pour blanchiment aggravé de fraude fiscale. L'épouse et première adjointe du maire de Levallois-Perret, Isabelle Balkany, écope quant à elle d'une peine de quatre ans de prison ferme sans mandat de dépôt.

Isabelle Balkany, première adjointe et épouse du maire de Levallois-Perret, a été condamnée à quatre ans de prison ferme, sans mandat de dépôt, et 10 ans d'inéligibilité pour blanchiment aggravé de fraude fiscale.

Son époux Patrick Balkany a lui été condamné à 5 ans de prison ferme pour blanchiment, assortis d'un mandat de dépôt, mais a été relaxé s'agissant de la corruption.

Isabelle Balkany va faire appel de sa condamnation. Dénonçant une peine "lourde", son avocat Pierre-Olivier Sur a assuré que la fraude reprochée à sa cliente est liée à un héritage familial et qu'elle n'y était "pour rien". "C'est la raison pour laquelle nous formons appel", a-t-il déclaré.  

©AFP

Il s'agit du second volet du procès de Balkany pour "blanchiment à grande échelle" et pour "corruption". Le 13 septembre dernier, Patrick Balkany, proche de l'ex-président Nicolas Sarkozy, avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale et à 10 ans d'inéligibilité. Isabelle Balkany, 71 ans, avait été condamnée à trois ans de prison ferme et 10 ans d'inéligibilité pour fraude fiscale, sans mandat de dépôt. Elle avait fait appel et repris dans la foulée les rênes de la mairie de Levallois pour assurer l'intérim de son époux incarcéré. 

Le couple était soupçonné d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas aux Antilles et au Maroc. Au fil des audiences, ils avaient concédé quelques "fautes".

Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse. Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société-écran panaméenne aux titres au porteur. 

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