Di Rupo redoute le succès des eurosceptiques

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Le Premier ministre a exprimé ses craintes ce lundi à l'égard d'une montée de l'euroscepticisme. Elio Di Rupo a plaidé en faveur de la relance et de l'emploi pour "à nouveau enthousiasmer les Européens et leur permettre d'envisager un avenir meilleur".

Elio Di Rupo a à son tour exprimé lundi ses craintes que les élections européennes du 25 mai se traduisent par une montée de l'euroscepticisme et il a appelé l'Union européenne à "enthousiasmer les Européens et leur permettre d'envisager un avenir meilleur", notamment en prenant des mesures en faveur de la relance et de l'emploi.

"La crainte existe que les eurosceptiques et (ceux) sont contre l'Europe réalisent un bon score" électoral, a-t-il affirmé devant les chefs de postes diplomatiques et consulaires belges à l'étranger, réunis au Palais d'Egmont à Bruxelles pour les "journées de contact diplomatiques" organisées par le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères.

"Le projet européen ne peut avoir un avenir que si les citoyens peuvent s'y retrouver. L'Europe ne peut se développer contre et sans les Européens", a affirmé Di Rupo en ouvrant cette rencontre annuelle.

Selon lui, l'UE a montré par le passé qu'elle peut être une force positive et qu'elle a la capacité d'améliorer la vie quotidienne des citoyens et des entreprises.

"Mais l'Union européenne ne peut vivre sur ses acquis. Au contraire, elle doit à nouveau enthousiasmer les Européens et leur permettre d'envisager un avenir meilleur", a souligné le chef du gouvernement fédéral.

"L'Europe ne peut se limiter à la discipline budgétaire", a-t-il lancé en appelant l'Union à "mieux protéger ses citoyens" et à être "le moteur de la création d'emplois de qualité".

Di Rupo a rappelé qu'en décembre dernier 26 millions de femmes et d'hommes étaient au chômage dans l'Union européenne des 28, dont 19 millions dans la zone euro et que dans certains pays ou régions, les taux de chômages de jeunes dépassent les 50%.

"Ces chiffres dramatiques appellent des réponses à la hauteur des enjeux", a-t-il réclamé.

Tout en reconnaissant que l'UE a récemment engrangé une série de mesures de soutien à l'emploi et notamment à l'emploi des jeunes, il a insisté pour qu'elle aille "plus vite et plus loin". "Nous voulons en effet que l'Union européenne investisse massivement dans les politiques en faveur de la croissance. Nous souhaitons une Europe qui développe aussi une réelle politique industrielle à l'instar d'autres grands pays dans le monde", a-t-il dit.

Le Premier ministre a ainsi suggéré davantage d'investissements dans les secteurs d'avenir, comme par exemple le numérique, la recherche et le développement (R&D), mais aussi l'énergie, l'économie verte, les transports.

Il a aussi plaidé pour que l'Europe s'engage pleinement comme "partenaire pour le reste du monde", au nom de ses valeurs, en soutenant les aspirations à la liberté de certains peuples - il cité la Syrie, l'Ukraine et la Thaïlande, trois pays en crise -, en soutenant les processus démocratiques et le dialogue.

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