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Dix personnes suspectées de fraude dans la construction arrêtées en Belgique

Les règles encadrant le nombre maximum d'heures de travail prestées, le salaire minimum et les congés annuels n'étaient pas respectées dans le cadre de la fraude démasquée par les polices belge, française et luxembourgeoise avec l'aide d'Europol. ©AFP

Assistées par Europol, les polices belge, italienne et luxembourgeoise ont démantelé une organisation criminelle dans la construction et arrêté 12 personnes, dont 10 en Belgique.

Douze personnes suspectées de fraude dans le secteur de la construction ont été arrêtées la semaine passée, dont 10 en Belgique, a indiqué ce mardi Europol, l'agence européenne de coopération policière.

Les règles encadrant le nombre maximum d'heures de travail prestées, ainsi que le salaire minimum et les congés annuels n'étaient pas respectées par les employeurs.

Une trentaine de voitures de luxe et quelque 3,5 millions d'euros ont été saisis au cours d'une trentaine de perquisitions en Belgique, en Italie et au Luxembourg. La fraude est estimée au total à 20 millions d'euros, sans compter les pertes en TVA.

La police fédérale belge, la police douanière et financière italienne ainsi que la police judiciaire luxembourgeoise, assistées par Europol, ont démantelé une organisation criminelle gérée par une famille italienne. Celle-ci détenait plusieurs entreprises de construction dans la Botte mais aussi en Roumanie et en Slovaquie.

Les travailleurs étaient engagés dans ces pays pour être envoyés sur des chantiers en Europe de l'Ouest, en Belgique et au Luxembourg principalement.

Les entreprises qui engageaient ces travailleurs n'étaient pas actives dans les pays où elles prétendaient avoir leur siège.

Conditions de travail illégales

En Belgique, une vingtaine de sous-traitants locaux engageaient ces travailleurs dans des conditions de travail illégales. Les règles encadrant le nombre maximum d'heures de travail prestées ainsi que le salaire minimum et les congés annuels n'étaient pas respectées.

D'après l'enquête, les entreprises qui engageaient ces travailleurs n'étaient pas actives dans les pays où elles prétendaient avoir leur siège, tandis que les travailleurs n'ont jamais œuvré pour les sociétés d'origine qui étaient censées être leurs employeuses.

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