Draghi: "il y a encore du travail..."

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Mario Draghi (BCE) appelle à en faire plus pour stimuler l'investissement. Il demande un effort sur les salaires, une augmentation de la productivité et prône une accélération de l'Union bancaire.

La président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a encouragé lundi les gouvernements européens à en faire plus pour favoriser l'investissement, plus efficace selon lui pour renouer avec la compétitivité que simplement réduire le coût du travail.

"Un moyen de renouer avec la compétitivité rapidement est de se pencher sur (...) les salaires", a expliqué Mario Draghi lors d'une conférence organisée par la fédération de l'industrie allemande à Berlin. "Une autre approche, de long terme, est (...) d'augmenter la productivité", a-t-il ajouté.

"Tandis que les ajustements sur les coûts n'augmentent la compétitivité que de manière relative, les gains de productivité (...) peuvent être absolus et profiter à tous les pays", a poursuivi l'Italien, qui a ajouté: "je ne vois pas la compétitivité comme une course entre les pays de la zone euro avec ses gagnants et ses perdants".

• Innovation et investissement sont les leviers pour stimuler la productivité, a-t-il expliqué, et, par le biais de politiques incitatives, les gouvernements peuvent agir favorablement sur ceux-ci.

Express

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré lundi que l'économie de la zone euro restait "fragile" et que le taux de chômage était "toujours beaucoup trop élevé", tout en réaffirmant l'engagement de l'institut d'émission de maintenir ses taux à niveau bas pendant une période prolongée. "La reprise n'en est qu'à ses balbutiements", a-t-il dit lors d'une conférence à Berlin, notant au passage que la hausse de 0,3% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au deuxième trimestre était bienvenue.

Restaurer la compétitivité de la zone euro dans son ensemble est "un élément clé pour améliorer la situation économique actuelle", pour Draghi.

"Mon message principal est: nous avons fait des progrès significatifs (...) dans la stabilisation de la zone euro, mais il y a encore du travail pour transformer cela en croissance plus soutenue et en emplois", a-t-il encore déclaré.

Outre les efforts sur la compétitivité, il a une nouvelle fois souligné l'importance de doter l'Union monétaire d'une architecture institutionnelle "plus forte", notamment par le biais d'une union bancaire.

Celle-ci, déjà en gestation, doit aider à relancer le marché du crédit en zone euro mais aussi "à accélérer le redressement des banques" en difficulté.

"Nous avons besoin d'un mécanisme qui permette aux banques non-viables d'être démantelées sans risques pour la stabilité financière", a plaidé Mario Draghi, alors que cette question est contestée au sein de la zone euro, l'Allemagne notamment s'opposant à ce que la Commission européenne soit chargée de cette tâche.

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