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Emily Hoyos s'emmêle les pinceaux sur la Côte d'Ivoire

Invitée de l'émission "Face à Face" sur le plateau de télévision de RTL-TVI, la présidente du parlement wallon Emily Hoyos a estimé dimanche que Laurent Gbagbo est le président de la Côte d'Ivoire parce qu'il dit qu'il a prêté serment. Le député MR Alain Destexhe a aussitôt réagi dans un communiqué, estimant que Mme Hoyos affiche ainsi son ignorance.

Invitée de l'émission "Face à Face" sur le plateau de télévision de RTL-TVI, la présidente du parlement wallon Emily Hoyos a estimé dimanche que Laurent Gbagbo est le président de la Côte d'Ivoire parce qu'il dit qu'il a prêté serment.

Le député MR Alain Destexhe a aussitôt réagi dans un communiqué, estimant que Mme Hoyos affiche ainsi son ignorance.

Lors de l'émission, Mme Hoyos a quelque peu nuancé son jugement, ajoutant qu'elle n'était pas juge en Côte d'Ivoire et que d'où elle se trouve, elle entend beaucoup de critiques sur le déroulement des élections. L'un dit qu'il est le président légitime et l'autre a prêté serment par correspondance, on n'est pas sorti de l'auberge, a-t-elle ajouté.

Pour M. Destexhe, la présidente du parlement wallon a ainsi tenté de noyer le poisson, "sans toutefois arriver à masquer sa totale ignorance du dossier". Tant l'ONU que le directeur général du FMI, l'Union africaine mais aussi l'Union européenne et la Belgique notamment ne reconnaissent qu'Alassane Ouattara comme chef d'Etat légitime, souligne encore M. Destexhe.

Et d'affirmer que Mme Hoyos fait preuve d'un manque d'intérêt pour le monde qui l'entoure, un intérêt que le citoyen est en droit d'attendre de la présidente d'une institution comme le parlement wallon. Elle donne raison à Josy Dubié lorsqu'il a quitté Ecolo en reprochant au parti son manque d'intérêt pour les problématiques internationales, affirme encore M. Destexhe.

Sur le plateau de RTL-TVI, Emily Hoyos a par ailleurs jugé que le conciliateur royal Johan Vande Lanotte "fait vraiment avancer les choses" et est en train de revoir sa note sur la loi de financement après avoir entendu les remarques des partis. En revanche, elle reproche à Bart De Wever de rajouter des problèmes chaque fois que l'on est proche d'une solution et d'ainsi pourrir la situation.

Elle estime encore que la crise politique peut être une opportunité pour la Wallonie de faire face aux défis qu'elle doit rencontrer. Mais pour cela, il ne faut pas qu'une nouvelle loi de financement la paupérise.

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