Emmanuel Macron propose Thierry Breton comme commissaire européen

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"Le président de la République a transmis à Ursula von der Leyen, présidente élue de la Commission européenne, sa proposition de nommer Thierry Breton comme membre de la Commission européenne", a indiqué l'Élysée.

Deux semaines après le rejet de Sylvie Goulard comme candidate commissaire par le Parlement européen, le président Emmanuel Macron a proposé Thierry Breton comme nouveau membre français à la Commission européenne, a annoncé l'Élysée ce jeudi. Âgé de 64 ans, Breton est le PDG du groupe de services informatiques Atos et un ancien ministre de l'Economie.

Principal enjeu pour Paris, le vaste portefeuille obtenu pour le commissaire français – Politique industrielle, Marché intérieur, Numérique, Défense et Espace – restera inchangé. Emmanuel Macron en a obtenu l'assurance d'Ursula von der Leyen, a précisé la présidence française.

Thierry Breton a des compétences solides dans les domaines couverts par ce portefeuille, en particulier l'industrie et le numérique, car il a été ministre de l'Economie entre 2005 et 2007, avec tutelle sur l'industrie.
L'Elysée

"Ce qui m'importe, c'est le portefeuille! Je me suis battu pour un portefeuille", s'était écrié Macron, apprenant avec agacement l'éviction de Sylvie Goulard le 10 octobre, vécue comme un camouflet infligé par Parlement européen.

Ursula von der Leyen est d'accord

La future présidente de la Commission a déjà approuvé son nouveau choix. Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen "se sont mis d'accord sur ce profil après une discussion en amont. Si nous proposons ce candidat, c'est qu'il convient", a souligné l'Élysée.

Nouveau patron chez Atos

Thierry Breton sera remplacé à la direction générale d'Atos à partir du 1er novembre par l'actuel directeur général délégué Elie Girard.

"Thierry Breton a des compétences solides dans les domaines couverts par ce portefeuille, en particulier l'industrie et le numérique, car il a été ministre de l'Economie entre 2005 et 2007, avec tutelle sur l'industrie. Il a aussi été PDG de grands groupes industriels et du secteur de la défense (Thomson, France Télécom, Atos) et bénéficie d'une réputation solide d'homme d'action", fait valoir la présidence. C'est lui qui, appelé à la tête de France Télécom qui était alors lourdement endetté, avait redressé le groupe en réduisant ses coûts. Il avait ensuite conduit à sa privatisation.

Pour laisser le temps à la France, mais aussi à la Roumanie et à la Hongrie, dont les candidats à la Commission ont été aussi écartés, de proposer de nouveaux noms, la prise de fonction de la nouvelle Commission a été repoussée d'un mois, au 1er décembre.

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