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Emplois fictifs au Parlement européen: Mélenchon lui aussi visé par une enquête

©Photo News

Après les élus du Front national, des Républicains, du Modem, du PS et des Verts, l'enquête de la justice française sur les emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen est désormais élargie à la France Insoumise et plus particulièrement son leader Jean-Luc Mélenchon.

Le parquet de Paris a élargi son enquête préliminaire pour "abus de confiance" à Jean-Luc Mélenchon - eurodéputé du parti de gauche (PG) de 2009 à 2017 et actuel président à l’Assemblée nationale du groupe La France Insoumise (LFI) - pour l'utilisation présumée illégale qu'il faisait de ses assistants parlementaires européens.

Le parquet a joint le signalement de l'eurodéputée Front national Sophie Montel à l'enquête préliminaire déjà en cours contre d'autres élus du Front national, des Républicains, du Modem, du PS et des Verts indique le Parisien.

"Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour La France insoumise. Jamais aucun de toute la période du Parlement européen."
Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a déclaré mardi, lors de son point de presse hebdomadaire à l'Assemblée nationale où il a été élu en juin dernier, n'avoir rien à se reprocher. "Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour La France insoumise. Jamais aucun de toute la période du Parlement européen. Donc je ne sais pas pourquoi on me cherche noise", a déclaré le dirigeant de La France insoumise.

Le nouveau député LFI de Montreuil Alexis Corbière, un des très proches collaborateurs de Jean-Luc Mélenchon, a préféré accuser le FN: "On connaît les habitudes de dénonciation du Front national et les corbeaux. On est tranquilles. Si Marine Le Pen nous prend pour cible, je la laisse avec sa conscience. Moi j'ai la mienne!", a-t-il déclaré au Parisien.

"On connaît les habitudes de dénonciation du Front national et les corbeaux. On est tranquilles."
Alexis Corbière

L'accusation qui vise notamment des parlementaires du MoDem à Strasbourg, ce qui a entraîné le départ du ministre de la Justice François Bayrou, est d'avoir fait financer par l'UE le salaire de personnes travaillant en fait au niveau national. Jean-Luc Mélenchon, ainsi que trois de ses ex-assistants, sont visés par cet élargissement de l'enquête initialement ouverte le 22 mars.

"Nous poursuivons notre logique de rupture avec le deux poids, deux mesures dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d'emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti", a déclaré Sophie Montel au Parisien.

"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen comme elle le fait pour nous ?"
Sophie Montel

"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd'hui il est président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen comme elle le fait pour nous ?", demande-t-elle.

Marine Le Pen a été mise en examen le 30 juin dernier pour abus de confiance dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national. Dix-sept eurodéputés ou ex-députés, dont Jean-Marie Le Pen, sont concernés par cette enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants pour un préjudice évalué à 5 millions d’euros, selon le Parlement. Le FN dénonce depuis le début de la procédure une instrumentalisation de la justice à des fins politique.

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