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En Europe, le pass sanitaire à plusieurs vitesses

L'introduction du pass sanitaire en France avait déclenché une valse de manifestations. "Si je peux arrêter demain le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes", (r)assurait Emmanuel Macron ce jeudi. ©PHOTOPQR/PRESSE OCEAN/MAXPPP

Tandis que les Pays-Bas l'introduisent, l’Italie le durcit et la France (peut-être) l’assouplit. Une semaine dans la vie du pass sanitaire en Europe.

Le pass sanitaire (et les passions qu'il suscite) est largement présent, sous une forme ou l'autre, dans plusieurs pays européens. Mais chacun l'applique à son rythme: cette semaine, les Pays-Bas annoncent son arrivée, alors que l'Italie durcit son application et la France envisage des assouplissements.

18
millions
18 millions d'Italiens sont concernés par l'obligation dès le 15 octobre de présenter un pass sanitaire pour aller travailler.

Tour de vis chez Draghi

Jeudi, l'Italie annonçait que dès le 15 octobre, les employés du public et du privé et les indépendants devront être en possession du sésame. Une mesure qui touche 18 millions de travailleurs, y compris les baby-sitters, les taxis, les plombiers ou encore les bourgmestres, et qui est une des plus strictes en Europe.

Le Green Pass était déjà exigé dans les bars et restaurants, les lieux culturels et de loisirs, les lieux sportifs en intérieur, les foires et les congrès, ainsi que dans les transports publics de longue distance. Obligatoire pour les enseignants, à partir du 10 octobre, il concernera toute personne pénétrant au sein d’un établissement scolaire (y inclus les étudiants universitaires) ou d’une maison de repos ou de soins.

Vers un assouplissement en France ?

"À mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard."
Emmanuel Macron
Président français

Ce jeudi, Emmanuel Macron laissait entendre que le pass français pourrait quant à lui s'assouplir.

S’il compte conserver le pass sanitaire "dans la poche" et n’envisage pas de s’en passer d’ici "15 jours, trois semaines", le président dit vouloir lever les contraintes "dès que les conditions sanitaires le permettront, et, à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard". Une lueur au bout du tunnel pour les opposants au QR code.

Aujourd'hui, le pass est exigé chez les travailleurs ou clients de lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, des restaurants et bars (y compris en terrasse), des séminaires professionnels, des établissements de santé et médico-sociaux, des transports publics de longue distance et de certains centres commerciaux.

25
septembre
Le pass sanitaire CovidCheck entrera en vigueur aux Pays-Bas le 25 septembre.

Les Pays-Bas entrent dans la danse

Ce 25 septembre, avec la levée des restrictions sanitaires, le pass fera son entrée aux Pays-Bas, annonçait lundi le Premier ministre Mark Rutte. Le CovidCheck sera demandé dans les bars, les restaurants, musées, théâtres et autres événements culturels.

Une décision qui, comme en France ou en Italie, fait débat: ses opposants jugent qu'il s'agit d’une mesure "absurde, inutile et trompeuse" pour forcer à la vaccination, d'autres s'inquiètent de la capacité de la police à la faire appliquer pendant que l'horeca menace de ne pas collaborer... La preuve d'une coordination européenne, au niveau des contestations du moins.

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