Faux départ pour le procès Fillon

François Fillon.

L'affaire a été renvoyée à mercredi en raison de la grève des avocats.

Sitôt ouvert, déjà suspendu: le très attendu procès de l'ex-Premier ministre français François Fillon et de son épouse Penelope dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de Mme Fillon a été renvoyé lundi à mercredi en raison de la grève des avocats.

Le tribunal correctionnel de Paris a fait droit à une demande de renvoi de la défense, qui sollicitait le report de la première journée de ce procès prévu jusqu'au 11 mars en soutien au mouvement des avocats contre la réforme de leur régime autonome de retraite.

Les époux Fillon sont arrivés peu après 13H00 au tribunal dans une nuée de caméras, sans faire de déclaration. François Fillon, costume sombre, et son épouse Penelope, tailleur noir, cheveux mi-longs blancs et lunettes, ont pris place côte à côte au premier rang de la salle, rejoints ensuite par Marc Joulaud, l'ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale.

Questions de procédure

Les trois prévenus encourent dix ans d'emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d'inéligibilité.

Leurs avocats plaideront la relaxe. Le procès reprendra mercredi avec des questions de procédure soulevées par la défense, que le tribunal devra examiner avant d'aborder le fond du dossier. Les avocats des Fillon ont cité comme témoins au moins trois collaborateurs de longue date de François Fillon pour ce procès, dont la secrétaire qui le suit depuis ses débuts en politique en 1981.

Reconverti dans la finance, François Fillon assure que "les preuves" de la réalité du travail de son épouse "seront apportées".

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