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Féminisation accélérée à la Commission

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En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie.

C’est un dommage collatéral l’éjection de Sylvie Goulard comme candidate-commissaire de la France: l’équipe d’Ursula von der Leyen pourrait perdre sa parité en matière de genre, alors que Paris entend lui substituer un homme, Thierry Breton. Mais sous l’échiquier politique, la superstructure administrative vit une accélération inédite de l’équilibrage femmes-hommes à ses postes décisionnels. Le nombre de directrices générales à la tête des En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie.. L’évolution est plus radicale encore un échelon hiérarchique plus bas: la proportion de femmes aux postes de directeurs-généraux adjoints est passée de 8% à 40% sur la même période.

De quoi autoriser un Jean-Claude Juncker en pleine tournée d’adieux à s’octroyer un auto-satisfecit. En arrivant à la tête du Berlaymont en 2014, il avait annoncé un objectif de quatre femmes pour dix postes de management au sein de l’administration pour la fin de son mandat. Voilà qui est fait: En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie.

Les directions générales les plus puissantes restent chapeautées pour la plupart par des hommes.

La promotion la plus visible aura été celle de l’ex-adjointe de Michel Barnier dans la conduite des négociations du Brexit: l’Allemande Sabine Weyand est la nouvelle directrice générale de l’administration du Commerce. En février, la Danoise Pia Ahrenkilde Hansen, porte-parole de la Commission sous José-Manuel Barroso, est devenue la première directrice générale (DG) de l’administration de la Communication. Quelques mois plus tôt, c’est la Française Anne Bucher qui était promue à la tête de la DG Santé.

Le commissaire en charge des ressources humaines Günther Oettinger – forcé par le passé à présenter des excuses publiques pour avoir tenu des commentaires sexistes sur les quotas de femmes –, s’est félicité de ces résultats en soulignant dans un communiqué que "les organisations mixtes obtiennent de meilleurs résultats".En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie.. Qui est notamment passé par l’adoption en 2017 d’objectifs individuels pour chaque service en matière d’engagement de chefs d’unité (middle management). En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie.

Des réalités très différentes

Comme bémol à la satisfaction du président de la Commission, on pourrait pointer ceci. Alors qu’au sommet de l’administration le poste de secrétaire général reste vacant depuis le départ de Martin Selmayr, les directions générales les plus puissantes restent chapeautées pour la plupart par des hommes: c’est le cas de la Concurrence, des Affaires économiques, de la Politique régionale, de la Recherche, du Climat… Il n’en reste pas moins que les résultats affichés placent la Commission parmi les administrations publiques à travers le monde qui ont la plus grande part de femmes en position de décision, affirme lui-même l’exécutif européen. Un bilan que relativise cependant une récente étude du service de recherche du Parlement européen. Selon celle-ci, en tenant compte des 53 entités administratives de la Commission (directions générales et agences exécutives)En cinq ans, la représentation des femmes aux postes à responsabilité de la Commission européenne est passée de 30% à 41%, avec une accélération particulièrement rapide pour les postes les plus élevés de la hiérarchie. la situation du paquebot qu’est la Commission ne reflète pas celle de l’ensemble des administrations communautaires. Au Parlement européen, les postes de directeurs généraux n’étaient encore occupés qu’à 18% par des femmes au début de l’année. L’équilibre des genres varie beaucoup d’une institution à l’autre et "d’une manière générale le nombre de femmes est nettement moins important que le nombre d’hommes dans les rôles décisionnels au sein des institutions européennes".

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