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France: un débat sans vainqueur

© Reuters

La tâche s'annonce très délicate pour le président Nicolas Sarkozy qui n'est pas parvenu mercredi soir à déstabiliser son adversaire socialiste François Hollande, lors de leur unique face à face télévisé avant le second tour dimanche de l'élection présidentielle en France. Très violent mais sans KO, le débat de presque trois heures a mis en valeur les différences entre les deux hommes, qui ont rendu coup pour coup, de la dette à l'immigration en passant par le style de présidence.

Nicolas Sarkozy s'est efforcé mercredi soir, tout au long du débat qu'il l'a opposé à François Hollande, de déstabiliser son rival socialiste pour l'élection présidentielle en l'accusant à maintes reprise de mentir et en mettant en doute sa compétence.    

Face au favori des sondages, le président sortant s'en est tenu à la ligne qui est la sienne depuis le début de la campagne, ce qui a donné lieu à de multiple accrochages.     
Il a ouvert les hostilités en déclarant vouloir que le débat soit un moment d'authenticité "où chacun donne sa vérité, pas avec des formules creuses", en réponse à François Hollande qui promettait justice, redressement économique et rassemblement.    

Sur la défensive face aux attaques de son rival sur son bilan économique, notamment en matière de chômage, il a invoqué les crises qui se sont succédées depuis 2008.  
 
Mais ce sont ses accusations de mensonge qui ont déclenché les premières prises de bec vraiment sérieuses.     
"Aller dire qu'il n'y a plus d'impôt sur la fortune, que nous avons fait des cadeaux aux riches, c'est une calomnie, c'est un mensonge !" a-t-il lancé.     
Assis à droite de l'écran pour les téléspectateurs, face à un François Hollande maniant comme à son habitude l'ironie, le chef de l'Etat s'est montré offensif sans prendre le dessus.    

Le ton est notamment monté quand Nicolas Sarkozy a de nouveau accusé François Hollande de vouloir "mettre à bas" la filière nucléaire en échange d'un accord politique "misérable" avec les Verts, ou fermer les centres de rétention pour les immigrés clandestins en attente d'expulsion.
   
Il n'y a guère eu de questions sur lesquelles il ne s'est efforcé de faire le procès en incompétence de son rival - "Vous qui êtes depuis si longtemps éloigné des dossiers !"
   
A François Hollande, qui a dit vouloir être un chef de l'Etat "normal", il a répliqué : "La situation que nous connaissons, ce n'est pas une situation normale. Votre normalité, elle n'est pas à la hauteur des enjeux."    

Au final, les avis divergent lorsqu'il s'agit de désigner celui qui s'en est le mieux sorti entre le candidat socialiste, favori des sondages, et le président sortant.

 

 

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