Grèce: les banques vont perdre 70%

Evangelos Venizelos, ministre des Finances de la Grèce.

Les dirigeants de la zone euro ont fait savoir que les discussions sur la contribution du secteur privé au deuxième plan de sauvetage à la Grèce sont presque terminées. Les banques perdraient 70% dans l'opération.

Les dirigeants de la zone euro ont prévu de se réunir pour l'Eurogroupe lundi 6 février pour discuter du deuxième plan d'aide à la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro ont prévu de se réunir lundi prochain pour discuter du deuxième plan d'aide à la Grèce, qui inclut une contribution du secteur privé, davantage de réformes et un soutien financier de la part des contribuables et des institutions de la zone euro.
  
Selon l'agenda du Conseil européen, publié sur internet, le groupe de travail de l'Eurogroupe se réunira de 08h00 à 14h00 GMT lundi puis les ministres des Finances se réuniront à 16h00 GMT.     

→ Les dirigeants de la zone euro ont fait savoir que les discussions sur la contribution du secteur privé au deuxième plan de sauvetage à la Grèce sont presque terminées, et que désormais se pose la question des réformes qu'Athènes devra engager en contrepartie de cette nouvelle aide.      Selon le patron de Deutsche Bank Josef Ackermann, un accord est "très proche" entre le gouvernement grec et les créanciers privés du pays, estimant que c'était une question de "jours ou de semaines" et que les banques allaient perdre "70% ou plus" dans l'opération.


En octobre, les dirigeants de la zone euro se sont entendus sur une aide de 130 milliards d'euros qui permettra à Athènes de se financer jusqu'en 2014, après un premier plan d'aide de 110 milliards d'euros accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

→ Selon des banquiers et des responsables, les discussions avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) sur le deuxième plan d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, doivent se conclure avant que le plan de participation du secteur privé via un échange d'obligations puisse à son tour être finalisé.

La Grèce a mené à bien la majeure partie des discussions avec la troïka représentant ses bailleurs de fonds internationaux concernant un deuxième plan d'aide, mais doit encore surmonter quelques points de blocage avant de terminer les négociations, a déclaré jeudi un porte-parole du gouvernement.

"Il reste encore trois ou quatre pierres d'achoppement", a dit Pantelis Kapsis au micro de la chaîne de télévision Mega. "Le gros des négociations est terminé."

Il a précisé que les points de blocage concernaient les salaires, les retraites additionnelles et la recapitalisation des banques.

La troïka, soucieuse de s'assurer de l'engagement de la Grèce à mener des réformes structurelles, a demandé de nouvelles mesures qui portent notamment sur le marché du travail pour faire baisser le coût du travail dans le secteur privé, avec une diminution du salaire minimum, et sur le système de protection sociale et de retraite.   
 
Autant de sujets qui rencontrent la résistance d'Athènes, qui redoute une aggravation de la récession et des mouvements sociaux.   "Les discussions sont très rudes", a dit Pantelis Kapsis.  "D'un côté, il y a la pression pour rétablir rapidement la compétitivité économique. Nous disons clairement que c'est une question de compétitivité. De l'autre, il y a aussi la question de la récession, qui est très importante pour la Grèce."    

La troïka devait rencontrer les représentants du gouvernement jeudi pour tenter de finaliser un accord. Le Premier ministre Lucas Papademos rencontrera ensuite jeudi ou vendredi les dirigeants des partis politiques pour s'assurer de leur soutien à ces mesures, a indiqué Pantelis Kapsis.   

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