Grogne chez les fonctionnaires européens

(© François Lenoir) ©REUTERS

Les fonctionnaires du Conseil de l'UE ont déposé un préavis de grève pour le 5 février. Ils marquent ainsi leur désaccord avec les baisses salariales prévues dans le budget 2014-2020 qui pourrait être adopté lors du prochain sommet européen, les 7 et 8 février.

Les syndicats des fonctionnaires du Conseil européen ont déposé un préavis de grève pour le 5 février, deux jours avant le sommet consacré au budget de l'UE pour la période 2014-2020, afin de dénoncer les projets de réduire leurs traitements.

Trois organisations --la Fédération de la Fonction publique européenne, Renouveau démocratie Conseil et Union syndicale-- dénoncent la volonté affichée par plusieurs dirigeants de réaliser des économies allant jusqu'à 15 milliards d'euros dans l'enveloppe consacrée aux frais de fonctionnement des institutions.

Les actions annoncées

Elles ont décidé d'appeler à une journée de grève le mardi 5 février, en estimant que le sommet européen organisé les 7 et 8 février "adoptera probablement le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020, et risque d'imposer des économies supplémentaires".

Plusieurs autres actions sont annoncées: une grève des heures supplémentaires à partir du 30 janvier et un mouvement, "pas de prestations le week-end" à partir du 2 février.

Les trois organisations ont en outre déposé un autre préavis de grève pour la période du 11 février au 3 mars.

En général, les préavis de grève sont très suivis lorsqu'ils sont lancés en front commun syndical, explique Günther Laurenz, le président de l'Union syndicale. Il s'attend à ce que le personnel débraie à 90%.

Le mouvement de grogne se limite pour l'instant au Conseil des ministres de l'Union, l'institution où sont représentés les 27 Etats membres. Mais à l'avenir, le personnel de la Commission, du Parlement et d'autres institutions pourrait aussi se mobiliser, avertit M. Laurenz.

Dans sa dernière proposition de compromis rejetée lors du sommet européen en novembre, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a réduit de 63,1 à 62,6 milliards d'euros l'enveloppe allouée aux dépenses de fonctionnement --salaires, retraites et frais immobilier-- des institutions européennes.

Le Premier ministre britannique David Cameron a refusé ce compromis et réclame encore davantage d'économies sur cette enveloppe.

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