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Hollande: "un remaniement? Pas d'actualité"

©AFP

Le président français a par contre déclaré prendre très au sérieux l'annonce d'un chef d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique d'attaquer les intérêts français partout dans le monde.

Le président français François Hollande a évoqué pour la première fois un an après son élection un "remaniement" ministériel, sans date précise. "Le remaniement viendra en son temps", a-t-il dit dans un entretien à l'hebdomadaire Paris-Match à paraître mercredi, soulignant que "personne n'est protégé dans le gouvernement".
   
La question d'un remaniement gouvernemental est "pour l'instant sans actualité", a-t-il cependant laconiquement déclaré mardi, interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse commune avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski.

Début avril, M. Hollande avait exclu tout changement parmi ses 38 ministres lorsque l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait avoué détenir un compte en Suisse. "C'est un homme qui a failli, alors pour ce qui concerne le fonctionnement du gouvernement, il n'y a de ce point de vue pas de décision à prendre", avait-il alors dit.

Par contre, au sujet des menaces proférées par Aqmi à l'encontre de la France, le président Hollande a répliqué "les prendre au sérieux".


Une vidéo d'un responsable présumé d'Aqmi appelant à attaquer les intérêts français a été diffusée mardi sur internet. Dénonçant "la croisade menée par la France contre les musulmans" et "l'occupation par la France d'une des terres de l'islam" en référence au Mali, Abou Obeida Youssef Al-Annabi, chef du Conseil des notables d'Aqmi, appelle les musulmans à "la mobilisation" et au jihad (guerre sainte).

Dans ce message daté du 25 avril, il exhorte "les musulmans dans le monde entier" à "attaquer les intérêts français partout, car depuis le premier jour de l'agression, ils sont devenus des cibles légitimes".

Il faisait référence à l'intervention militaire de la France lancée en janvier au Mali.


"Nous avons infligé des pertes considérables à Aqmi par l'intervention au Mali", a souligné François Hollande. "Mais les réseaux d'Aqmi existent en dehors du Mali. Nous considérons donc qu'il nous faut poursuivre et l'intervention au Mali pendant le temps nécessaire, même s'il y a une réduction de notre présence, et maintenir une vigilance autour du Mali pour continuer à lutter contre le terrorisme", a-t-il poursuivi.

"Mais nous avons aussi à protéger nos installations et c'est ce que j'ai donné comme instruction pour que nous puissions pas être victimes de je ne sais quelle opération d'Aqmi", a-t-il ajouté.

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