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"Il n'est pas question de renégocier le Brexit" (Verhofstadt)

©Photo News

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le chef de file des libéraux Guy Verhofstadt ont rejeté toute réouverture des négociations avec le Royaume-Uni, suite au report du vote britannique sur les accords du Brexit.

L'Union européenne a rejeté ce mardi toute réouverture des négociations du Brexit avec le Royaume-Uni, alors que la Première ministre britannique Theresa May a reporté au 21 janvier prochain le vote du Parlement britannique sur les accords du Brexit.

"L'accord que nous avons trouvé est le meilleur accord possible. C'est le seul accord possible. Donc nous ne pouvons pas reculer. Il n'est pas envisageable de renégocier quoi que ce soit", a martelé le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker face aux 751 députés européen, mardi à Strasbourg.

Président des libéraux européens
"On se retrouve une nouvelle fois dans le chaos
Guy Verhofsadt

Les eurodéputés étaient censés se prononcer mercredi, après le vote du Parlement britannique mardi soir. Les Vingt-huit devaient ensuite évoquer la situation lors du sommet européen de jeudi et vendredi. 

"On se retrouve une nouvelle fois dans le chaos", a regretté le chef de fils des libéraux, Guy Verhosfstadt (ADLE),négociateur du Brexit pour le Parlement européen. "Il n'est pas question de renégocier le Brexit et pas question de laisser tomber les Irlandais", a-t-il dit.

Theresa May, qui a repoussé ce vote en craignant un rejet par les élus britanniques, se rend ce mardi soir à Bruxelles pour évoquer la question avec Jean-Claude Juncker.

L'opposition britannique la plus virulente à l'accord de sortie concerne le filet de sécurité ("backstop") qui prévoit de maintenir l'ensemble du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE et un alignement réglementaire plus poussé avec l'Irlande du nord en cas de Brexit dur, sans accord. 

Légère ouverture vers Londres

"Je suis étonné, parce que nous nous étions mis d'accord le 25 novembre avec le gouvernement britannique. Il semble y avoir des problème de fin de piste", a dit Jean-Claude Juncker, sur un ton faussement surpris.

Le président de la Commission a toutefois laissé voir une légère marge de manoeuvre avant sa rencontre avec la Première ministre britannique. "Evidemment, il y a une marge pour apporter quelques précisions, quelques questions d'interprétation", a-t-il nuancé.

"Le problème c'est le backstop. Nous devons tout faire pour ne pas nous retrouver dans une situation où il n'y aurait pas d'accord, mais nous devons nous préparer pour une sortie sans accord", a-t-il dit, affirmant que "l'Irlande ne serait pas laissée de côté".

Le président des sociaux démocrates européens, Udo Bullman (S&D) a regretté que les députés britanniques et européens se voient privés d'expression.

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