Juncker futur président de la Commission UE

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Le sommet réunissant les dirigeants européens à Bruxelles a désigné Jean-Claude Juncker comme candidat officiel à la présidence de la Commission européenne.

Les dirigeants européens ont décidé ce vendredi de confier les clés de la Commission européenne à Jean-Claude Juncker. Le Luxembourgeois devrait donc succéder à José Miguel Barroso à la tête de la Commission. Sa candidature, fruit d'un consensus entre les dirigeants européens, devra encore être approuvée par le Parlement de l'Union.

Les dirigeants devaient aussi discuter de mesures de relances de l'économie. Les deux dossiers sont liés.

En effet, afin de rallier le camp de la gauche européenne à la candidature de Juncker, la chancelière allemande Angela Merkel a plaidé pour que l'on use du maximum de la flexibilité offerte par le pacte budgétaire européen. Les socialistes, eux, désiraient un assouplissement pur et simple des règles. 

Le PS rappelle néanmoins qu'au delà du choix de la personne, c'est le projet européen et les actes concrets qui importent. "Il est urgent que l’Europe change de cap et sorte de l’austérité. Nous serons extrêmement vigilants sur les priorités de la prochaine Commission européenne, reprécise les socialistes belges dans un communiqué.

Soutenir la croissance

Vendredi, les dirigeants européens se sont engagés vendredi à tirer parti des "possibilités" offertes par le cadre budgétaire actuel pour "soutenir la croissance", ce que n'ont pas manqué de saluer François Hollande et Matteo Renzi, qui attendaient un signal dans ce sens.

Dans un document sur les priorités de la prochaine Commission adopté vendredi, il est recommandé "de faire le meilleur usage de la flexibilité existant dans le pacte de stabilité et de croissance actuel", le principal instrument de discipline budgétaire en Europe.

Le pacte de stabilité fixe une limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% pour la dette publique. Cet instrument a été étoffé avec la crise de la zone euro et peut déboucher sur des sanctions.

Face à une économie en panne, la France et l'Italie poussaient pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par le pacte de stabilité, pour dégager des marges pour l'emploi, l'investissement et la croissance.  Ils ont obtenu en partie gain de cause et la Commission rendra un rapport d'ici décembre sur les différentes options possibles pour tirer parti du pacte et favoriser la croissance.

 

 

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