Juncker s'inquiète auprès de Michel de la crise sur le Pacte migratoire

©AFP

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est inquiété auprès du Premier ministre de la crise politique que traverse son gouvernement autour de l'approbation du Pacte sur les migrations.

L'Europe commence à s'inquiéter de la crise gouvernementale provoquée en Belgique par le rejet, par la NVA, premier parti du pays, du Pacte de l'ONU sur les migrations.

Jean-Claude Juncker et Charles Michel "ont longuement discuté du pacte de Marrakech"
Alexander Winterstein
porte-parole de la Commission européenne

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a eu "un long" entretien téléphonique mercredi soir avec le Premier ministre Charles Michel à propos de cette crise, a-t-on appris ce jeudi, à quelques jours de la conférence de l'ONU à Marrakech durant laquelle le Pacte sur les migrations doit être formellement approuvé.

"Jean-Claude Juncker a longuement discuté avec Charles Michel, le Premier ministre belge", dit Alexander Winterstein, un porte-parole de la Commission européenne lors du briefing de midi. "Ils ont longuement discuté du pacte de Marrakech".

Que se sont dit les deux dirigeants? Selon une source européenne, le président Juncker s'est inquiété auprès du Premier ministre de l'ampleur de cette crise. Juncker est aussi soucieux du risque de voir le pacte onusien remis en question dans d'autres États européens.

Le président Macron, qui soutient le pacte et ira à Marrakech, est lui aussi confronté à une forme de contestation. "Des fausses nouvelles sur le pacte sont répandues sur les réseaux sociaux en France pour provoquer la colère des gilets jaunes", dit cette source.

Depuis quelques jours, certains "leaders" autoproclamés du mouvement des gilets jaunes affirment sur les réseaux sociaux que le pacte "ouvrirait les portes de l'Europe à des centaines millions de migrants", alors que "la France renoncerait à son siège au Conseil de sécurité de l'ONU", deux fausses nouvelles dénuées de tout fondement et colportées dans les milieux d'extrême droite sur un pacte non contraignant, visant à organiser la migration légale et à décourager l'illégale. Et qui se révèle moins ambitieux que la législation européenne déjà en vigueur. 

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