Jusqu'à 13 ans de prison pour les indépendantistes catalans

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Le Tribunal suprême espagnol a prononcé des peines allant de 9 à 13 ans de prison pour 9 des 12 indépendantistes catalans jugés pour sédition et détournement de fonds public. L'ex-président catalan Carles Puigdemont parle d'"aberration".

La Cour suprême espagnole a condamné 9 des 12 Catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017 à des peines allant de 9 à 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics. Les 3 autres ont été condamnés à des amendes.

Ces peines sont nettement inférieures à celles réclamées par le parquet qui avait requis jusqu'à 25 ans de prison dans le cas de l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras. Ce dernier était le principal accusé en l'absence de l'ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique.

Risque de manifestations

Les juges ont écarté les accusations de rébellion émises par le parquet.

Il est temps de réagir comme jamais auparavant. Pour l'avenir de nos fils et de nos filles. Pour la démocratie. Pour l'Europe. Pour la Catalogne.
Carles Puigdemont
ex-président catalan

Cela suffira-t-il à calmer les séparatistes? En effet, des groupes séparatistes ont appelé à de vastes actions de désobéissance civile pacifiques si les 12 dirigeants ne sont pas acquittés. Il est pour l'heure difficile d'établir l'ampleur que pourraient prendre d'éventuelles manifestations, alors que la participation fut faible aux rassemblements organisés il y a moins de deux semaines pour célébrer le deuxième anniversaire du référendum sur l'indépendance.

L'ex-président catalan Carles Puigdemont a dénoncé une "aberration": "Cent ans de prison en tout. Une aberration. Maintenant plus que jamais, à vos côtés et à ceux de vos familles. Il est temps de réagir comme jamais auparavant. Pour l'avenir de nos fils et de nos filles. Pour la démocratie. Pour l'Europe. Pour la Catalogne."

Pourquoi ce procès?

Ces douze indépendantistes ont été jugés pour avoir organisé, le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination, qui avait été émaillé de violences policières, et pour la proclamation, le 27 du même mois, d'une vaine déclaration d'indépendance votée par le parlement catalan.

Cette tentative de sécession de la Catalogne, riche région du nord-est de l'Espagne, avait été la pire crise politique qu'ait connue le pays depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.


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