L'agence Moody's relève la note de la Grèce

Moody's dit s'attendre à ce que le pays atteigne ses objectifs en matière budgétaire en 2014 et à ce qu'il sorte de la récession dans le courant de l'année prochaine.

L'agence de notation Moody's a annoncé vendredi avoir relevé de deux crans la note de la Grèce, qui passe de C à Caa3 avec perspective stable. Moody's dit s'attendre à ce que le pays atteigne ses objectifs en matière budgétaire en 2014 et à ce qu'il sorte de la récession dans le courant de l'année prochaine.

Cette décision reflète la consolidation budgétaire importante réalisée par la Grèce, l'amélioration de ses perspectives économiques à moyen terme et la réduction sensible du fardeau des intérêts de la dette, explique Moody's.

Moody's est la troisième et dernière grande agence de notation à relever la note de la Grèce depuis décembre 2012, dans la foulée de la victoire électorale d'un gouvernement qui soutient le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne, lequel a évité à Athènes une faillite et une sortie de la zone euro.

Standard & Poor's a été la première à agir en relevant la note grecque de "défaut sélectif" à B- en décembre 2012. En mai dernier, Fitch relevait la note de la Grèce de CCC à B-.

La Grèce demeure cependant, avec Caa3, classée en catégorie "en défaut, avec quelques espoirs de recouvrement", signe d'un niveau d'endettement toujours élevé - de l'ordre de 175% du PIB du pays actuellement.

"Moody's pense que le gouvernement (grec) reste décidé à dégager un excédent primaire de près de 1,5% du PIB en 2014, notamment parce que c'est nécessaire pour obtenir une réduction de la dette auprès de ses créanciers", a déclaré l'agence dans un communiqué.

Dégager un excédent primaire, avant paiement des intérêts, est une condition que doit remplir Athènes pour obtenir un allègement de la dette promis par ses créanciers en vertu de l'accord conclu en novembre 2012.

L'Union européenne et le Fonds monétaire international ont jusqu'à présent débloqué 216 milliards d'euros de prêts à la Grèce au cours des trois dernières années.

Vendredi, l'UE et le FMI ont annoncé le report d'une visite de la "troïka" en Grèce, qui était programmée pour la semaine prochaine, décision susceptible de différer encore le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à Athènes.

L'annulation de la visite, ont expliqué les responsables européens, est la conséquence de l'incapacité du gouvernement grec à mettre en oeuvre des réformes promises dans le cadre du programme d'assistance financière.

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