L'Allemagne devrait approuver le plan d'aide à Chypre

(© Daniel Roland) ©AFP

La majorité gouvernementale allemande devrait approuver le programme d'aide à Chypre lorsque la chambre basse du Parlement se prononcera à son sujet, avant la fin avril. La chancelière Angela Merkel pourrait même ne pas avoir à dépendre du soutien du parti social-démocrate.

Un responsable du parti chrétien-démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel s'est dit "fermement convaincu" que la majorité gouvernementale adoptera le plan d'aide à Chypre, sans avoir besoin des voix de l'opposition, dans le quotidien Handelsblatt à paraître mardi.

"Je suis fermement convaincu que les Unions chrétiennes (CDU/CSU) et (les libéraux du) FDP auront leur propre majorité" lorsque la chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, se prononcera sur Chypre, a estimé Michael Meister, vice-président du groupe parlementaires CDU.

Jusqu'ici, Merkel a toujours été soutenue par le parti social-démocrate SPD et des Verts pour voter les aides européennes à la Grèce ou à l'Espagne par exemple, et cela devrait encore être le cas cette fois, mais il est politiquement important pour elle de ne pas en dépendre.

Les députés allemands devront se pencher sur le plan en deux fois, conformément à la législation sur l'utilisation du mécanisme de sauvetage européen MES, auquel l'Allemagne est le plus gros contributeur.

Les deux votes -l'un sur le principe même d'une aide à Chypre, l'autre sur les modalités- auront vraisemblablement lieu pendant la troisième semaine d'avril.

Le plan d'aide

Chypre était arrivé à un accord avec les créanciers de la troïka (UE, FMI et BCE) dans la nuit du 24 au 25 mars, pour un plan d'aide qui prévoit notamment un crédit de 10 milliards à Nicosie, en échange de mesures drastiques, comme la mise en faillite ordonnée de la deuxième banque du pays, la Laiki Bank.

Les autorités chypriotes avaient également accepté une ponction sur les dépôts de plus de 100.000 euros de la Bank of Cyprus, des réformes structurelles, des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés de 10 à 12,5%.

Quelques heures après l'accord, le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, avait jugé que "les principales conditions" posées par les forces en présence au Bundestag à un geste envers Chypre étaient "intégrées" dans le plan et que "cela devrait contribuer à dégager une majorité" en sa faveur.

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