L'Allemagne prolongera la vie des centrales nucléaires

Le gouvernement d'Angela Merkel a obtenu dans la nuit un accord pour la prolongation du nucléaire civil. La vie des centrales sera en moyenne prolongée de 12 ans. Un accord qui est loin de faire l'unanimité.

(AFP) - Le gouvernement de coalition conservateur-libéral d'Angela Merkel est parvenu péniblement dans la nuit de dimanche à lundi à un compromis pour allonger de douze ans en moyenne la durée de vie des 17 réacteurs du pays, au-delà de la date butoir de 2022 qui avait été fixée par les Verts et les sociaux-démocrates lorsqu'ils étaient au pouvoir, en 2002.

L'accord entre les partenaires de la coalition conservatrice-libérale (CDU/FDP) de la chancelière Angela Merkel a été trouvé à l'issue d'une réunion de près de 12 heures à la chancellerie sur ce thème.


Les centrales les plus anciennes vont obtenir un sursis de huit ans, selon les plans dévoilés par le ministre tandis que les plus récentes verront leur durée de vie prolongée de 14 ans.


L'accord prévoit également que les groupes énergétiques qui exploitent ces centrales dépensent une partie des gains supplémentaires qu'ils vont du coup obtenir dans le développement des énergies renouvelables.


Selon Norbert Röttgen, le ministre allemand de l'Environnement, trois milliards d'euros par an devraient ainsi être consacrés aux énergies renouvelables.

La chancelière allemande Angela Merkel a promis lundi que le nucléaire civil ne resterait qu'une technologie "de transition".

"Nous avons besoin du nucléaire et du charbon comme énergie de transition", a dit Mme Merkel lors d'un point-presse à Berlin, en assurant qu'elle "prenait au sérieux" les inquiétudes de la population allemande, majoritairement hostile à l'atome.

Le nucléaire civil ne sera utilisé "qu'aussi longtemps que ce sera nécessaire" pour "parvenir à l'ère des énergies renouvelables", a-t-elle assuré.

"Il faut trouver des solutions même sur des sujets qui font l'objet de discussions critiques dans la société", a-t-elle encore dit, alors que les associations écologistes ont appelé à une grande manifestation anti-nucléaire le 18 septembre à Berlin.

A peine annoncé, ce calendrier est déjà menacé puisque l'opposition compte le bloquer à la chambre haute du Parlement (Bundesrat), où Mme Merkel a perdu la majorité, ou l'attaquer en justice si le gouvernement tente de contourner le Bundesrat.

Mme Merkel a dit lundi être "optimiste" sur la possibilité de contourner le Bundesrat, où siègent les Etats régionaux.

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