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L'économie espagnole confirme sa reprise

L'économie espagnole a confirmé sa reprise au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,2% du PIB par rapport au premier, où il avait crû de 0,1%, a estimé vendredi la Banque d'Espagne, qui voit des progrès sur tous les fronts et salue les mesures d'austérité du gouvernement.

Sur un an, le PIB est toutefois en recul de 0,2%. Trois mois plus tôt, le glissement annuel était plus fort, à -1,3%. L'Espagne était sortie de la récession au premier trimestre, affichant une croissance de 0,1% du PIB par rapport au trimestre précédent.

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, avait estimé récemment que l'économie espagnole devrait à nouveau croître au deuxième trimestre. "Nous sortons de la récession", avait-il assuré.

Pour l'ensemble de 2010, le gouvernement table sur une contraction d'activité de 0,3% du PIB, puis une croissance de 1,3% en 2011. La Banque d'Espagne mise sur une contraction de 0,4% en 2010 et une croissance de 0,8% en 2011.

"Les mesures prises (par le gouvernement) sont adéquates et constituent une étape importante pour atteindre les objectifs budgétaires fixés pour 2010 et 2011", souligne la Banque d'Espagne. Elle appelle toutefois les pouvoirs publics à "une mise en place ferme et rapide des plans de consolidation fiscale annoncés et des réformes structurelles approuvées ou annoncées", car ils "ont une importance capitale pour rétablir la confiance et impulser la croissance à long terme". Le gouvernement s'est engagé à ramener d'ici à 2013 à 3% du PIB les déficits publics qui se sont envolés à 11,2% en 2009, via un sévère plan d'austérité.

Signaux rassurants

La Banque d'Espagne note plusieurs signaux rassurants au deuxième trimestre, notamment "la tendance progressivement moins défavorable de la demande intérieure, dont la baisse se réduit à 0,8% sur un an, en raison surtout du rebond de la consommation privée", qui repasse dans le vert en rythme annuel pour la première fois depuis près de deux ans.

Cette dernière a été dopée par la prime à la casse dans l'automobile, la perspective de la hausse de la TVA de deux points en juillet qui a incité les consommateurs à anticiper leurs achats, mais également par la Coupe du monde de football, remportée par l'Espagne.
Comme ce sont des facteurs ponctuels et compte tenu de la hausse de la TVA à partir du troisième trimestre, la Banque d'Espagne s'attend à une croissance plus faible de la consommation.

Autre point positif: "le processus de destruction de postes de travail a continué à s'atténuer, à -2,6% sur un an", même si le taux de chômage atteignait au deuxième trimestre les 20,09%, un record dans l'Union européenne.
Dans la construction, secteur-phare pendant les années de croissance mais ébranlé depuis 2008 par l'éclatement de la bulle immobilière, la Banque d'Espagne perçoit "une légère diminution du rythme annuel de contraction" dans les investissements et "une certaine reprise de la confiance" chez les entreprises du secteur.
Mais selon Dow Jones Newswires, de nombreux économistes craignent que les mesures d'austérité du gouvernement freinent la croissance au second semestre, ce qui pourrait faire replonger l'Espagne dans le rouge.

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